Résumé

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:02

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Le récit de Morrigane (La Source de Mort)

Je garde un souvenir très net de cette descente. La roche avait été noircie, et était irrégulière mais étrangement lisse, comme fondue sous l’effet d’une intense chaleur. Pourtant, les parois du gouffre étaient glacées au toucher. Une corniche étroite facilitait ma progression. Sa présence seule était un mystère, car l’étoile était tombée depuis quelques jours à peine, personne n’avait matériellement eu le temps de la tailler dans la roche. C’est comme si l’étoile elle-même invitait à ce qu’on la découvre… Plus je descendais, plus les ténèbres devenaient denses et plus je me sentais terrorisée. N’eut été la chaleur et le réconfort de l’étoile blanche contre moi, j’aurai été incapable de mettre un pied devant l’autre. J’étais forcée d’admirer le courage des nains, quelques dizaines de mètres devant moi, qui continuaient d’avancer à allure régulière.
Puis « cela » arriva. Les ténèbres surnaturelles qui hantaient le gouffre semblèrent happées par un courant d’air glacial qui les attira vers le bas. Un hurlement déchirant retentit, tout au fond, et je reconnus immédiatement le timbre de voix de mon aimé. (elle a un petit sourire triste) C’est la dernière fois que je me sentis capable de le considérer comme tel, car l’instant d’après, je sus avec une certitude absolue que nous étions devenus à jamais des ennemis. Ocann venait de mettre la main sur l’étoile de lumière noire, et celle-ci était l’exact opposé de celle que je portais. La Source de Vie contre la Source de Mort. Les nains, comprenant que quelqu’un les avaient précédés, partirent au pas de course en dégainant leurs armes. Je criai pour les arrêter, car je savais désormais qu’ils courraient vers la Mort, mais ils ne m’entendirent pas. Je m’élançai à leur poursuite, mais j’arrivai trop tard.

Le fond du gouffre était grossièrement en forme de cuvette avec une pente très légère. Au centre se tenait Ocann, à l’endroit même où se trouvait l’étoile quelques instants plus tôt. Elle était maintenant dans sa main, et pulsait d’un éclat noir insoutenable, irradiant la plus puissante énergie négative qu’il m’ait été donné de voir. Je contemplai la Mort avec un grand « M ». Ocann puisait sans retenue dans son pouvoir, et il avait déjà déclenché un maelstrom de puissance nécromantique qui ballotait en son sein le malheureux groupe de nains. Je voyais leurs visages emplis de terreur se flétrir, leurs mains, tenant encore leurs armes, se dessécher, leur peau devenir sèche et cassante. Le visage du Prophète était déformé par une haine extatique. Avec un geste rageur, comme on déchire un papier, il sépara leurs âmes de leurs corps, et ces derniers disparurent en poussières. Les armes tombèrent au sol avec force tintement métalliques. Des nains, il ne restait que des ectoplasmes, des fantômes condamnés à errer pour l’éternité.
Ocann tendit la main portant l’étoile devant lui, la contemplant comme un enfant. « Oui, dit-il, je détiens désormais le pouvoir de vaincre tous mes ennemis. Cette… puissance… est mienne ! Nul autre que moi ne doit la posséder. Elle m’est très… précieuse ! »

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:04

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Le récit de Morrigane (Ocann le Dévoreur)

Je ne comprenais rien à ce qu’il disait (ni à quelle référence il faisait allusion ! Wink ). Lorsqu’il tourna la tête dans ma direction, un sourire mauvais étirait ses lèvres, il parla d’un ton doux. « Tu es là, ma belle. Tu es venue me retrouver… Mais… » son sourire s’effaça soudain, et il cracha plus qu’il ne parla : « tu as amené cette… chose avec toi ! Cette aberration !... » A nouveau son sourire, son ton doucereux… « Tu as bien fait, ma belle. Tu me l’as apporté, c’est bien… » (puis haineux) « Donne-la-moi ! Je dois la détruire ! »
Il était devenu complètement fou. L’étoile avait brûlé son esprit. Instinctivement, je reculai d’un pas, et criai : « Non ! »
Il hurla : « Donne-la-moi !!!!! » et il déclencha le pouvoir de son étoile pour me terrasser. Mais j’eus le temps de sortir la mienne et la lumière blanche fusa de toute part, déviant au dernier instant les rets d’énergie négative qui devaient me transpercer. L’étoile répondait instantanément à mes sollicitations et je contrattaquai. Nous nous affrontâmes pendant une éternité… Mais plus le temps passait, et plus je sentais que je ne pouvais gagner. Je ne faisais que porter et utiliser l’étoile blanche. Lui la faisait sienne d’instant en instant. Il l’absorbait. Je finis par faiblir, ne réussissant pas à dévier à temps une énième salve de ténèbres mortelles. Je fus projetée contre la paroi, je sentis mes côtes craquer et une douleur explosa dans ma cage thoracique, me coupant le souffle. Je lâchai l’étoile, qui tomba sur le sol et roula doucement dans sa direction, dans le sens de la pente…
Ocann exultait. « Regarde, ma belle. Je vais te débarrasser de cette chose. Tu m’appartiendras à nouveau. »
Je fus peut-être plus choquée par cette dernière phrase que par tout ce qui s’était passé jusque-là. Tu m’appartiendras à nouveau… L’amour avait disparu de sa vie. Il n’y avait plus que le pouvoir, la domination… et la Mort, bien entendu. L’homme qui avait été celui que j’admirai le plus au monde, n’était plus. Je sentis mes larmes couler sur mes joues. Je ne sus pas si c’était des larmes de douleur ou de chagrin. Probablement les deux… J’esquissai un mouvement pour me relever, mais la douleur fusa et je m’immobilisai à nouveau. J’étais impuissante.
Ocann déclencha un torrent de pouvoir noir, visant l’étoile de vie. Sa lumière déclina, mais elle résista. Il s’acharnait, tempêtait, mais il ne put accomplir son forfait. Il changea alors de tactique : « Puisque je ne peux la détruire, je la rendrai inaccessible à quiconque ! »
Il haletait. Sa peau avait noirci par endroits. Il n’en avait cure. Il déclencha à nouveau le pouvoir de l’étoile de mort, et entreprit de fabriquer une gangue de ténèbres autour de l’étoile blanche. Il y insuffla toute sa haine, sa rancœur, et sa folie. Plus la gangue grossissait, et plus je le voyais s’enfoncer lui aussi dans les ténèbres. Quand il eut terminé, la Sphère de ténèbres faisait plus d’un mètre de diamètre. Elle irradiait pratiquement la même puissance que l’étoile noire elle-même. Le lien qui m’unissait à la source de vie était toujours là, mais on aurait dit un fil ténu, prêt à se briser. La Sphère bougea imperceptiblement. Elle semblait avoir une volonté propre, et je constatai avec consternation que son pouvoir de mort faisait fondre lentement la roche autour d’elle. Elle s’enfonçait lentement, et continuerait à s’enfoncer au tréfonds de la terre, jusqu’à la fin des temps. Et j’étais incapable de m’en approcher. Je savais que le simple fait de la toucher me tuerait instantanément.
Ocann partit d’un rire hystérique, qui s’interrompit brusquement par une quinte de toux rauque. Il cracha du sang. Mais il n’en avait pas terminé. Il puisa à nouveau dans la puissance de la Source de Mort, et il créa les Gardiens. Il lia les âmes des nains à leurs armes, et il leur ordonna d’empêcher quiconque d’approcher de la Sphère. Il créa ensuite la Mort Ailée, qui volerait sans relâche dans le gouffre pour anéantir quiconque aurait la témérité d’y pénétrer.
Une fois cela fini, le Prophète tourna la tête vers moi. Il avait les yeux fous, du sang coulait de sa bouche. Sa peau était presque entièrement noire, elle crevassait par endroits et en d’autres partait en lambeaux. Il n’y prenait pas garde. L’étoile était maintenant incrustée dans sa main droite, elle avait diminué des 9/10e de sa taille initiale. Je crus qu’il allait me tuer, mais il n’en fit rien. Il prit simplement mon bras et me tira à sa suite, sans me relever, sans aucun égard pour la douleur qu’un tel traitement provoquait dans ma poitrine. Nous remontâmes ainsi le long de la corniche. Il s’arrêtait de temps en temps pour tousser et cracher des flots de sang. Nous arrivâmes en haut du gouffre. La nuit était tombée. Sertek, Memnet et Varlad et les maigres restes de nos troupes nous y attendaient. Autour, un carnage avait eu lieu. La bataille s’était déplacée jusqu’ici et on ne pouvait compter le nombre d’elfes, de nains, d’orques et d’humains qui avaient péri durant les dernières heures du combat. Les troupes elfes et naines rescapées avaient fui. Les fidèles d’Ocann étaient restés maître du terrain sur cette zone.
Le Prophète ria, mais ce ne fut qu’un gargouillis infâme qui s’échappa de sa gorge. Il me lâcha sans ménagement. J’avais les poumons en feu, et j’étais au bord de l’évanouissement. Nos alliés nous regardaient avec étonnement, mais c’est bien entendu l’aspect de leur Guide qui les inquiéta le plus. Sertek demanda : « Tout va bien, maître ? » Ocann répondit dans un raclement torturé : « On ne peut mieux, mon ami ! Je vois que vous m’avez préparé un festin ! Quelle délicate attention… » (on se rappelle qu’Ocann est aussi surnommé « le dévoreur »…) « Je vais me réga… »
Il ne finit jamais sa phrase. Il se figea, et tomba en avant comme une pierre. Son corps, consumé de l’intérieur par la Source, se désagrégea avant même de toucher le sol.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:08

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Le récit de Morrigane (Les premiers Archontes)

Au milieu des restes sanguinolents, il y avait son cœur, devenu noir, qui continuait de battre. Ocann avait terminé d’absorber l’étoile, tuant son corps, et son cœur était devenu la nouvelle Source de la Mort. Sertek, après moult lamentations et tentatives de questionnement auxquelles je me gardais bien de répondre, toucha le premier le cœur saint. Sa transformation fut longue et douloureuse. Il devint en cet instant le premier Archonte de la Chair, mort-vivant pour l’éternité et premier prêtre d’une nouvelle divinité qu’on appela, plus tard, le Desséché, faute de pouvoir nous souvenir du nom de notre ancien Dieu. Les autres se gardèrent bien de réitérer tout de suite son exploit, mais je vis dans les yeux de Memnet et de Varlad que la décision n’était pas loin d’être prise…

Heureusement pour moi, Ocann n’avait pas eu le temps de raconter ce qui s’était passé là-dessous. Je pus l’expliquer à ma façon, concluant que le pouvoir de l’étoile de la mort était trop puissant, et avait consumé notre maître. Concernant l’étoile blanche, je pus facilement inventer une histoire, expliquant simplement que nous n’avions pas pu la retrouver. C’est là qu’est née cette légende qu’une puissante force de vie réside toujours en ce lieu. Et, ma foi, elle est vraie ! Nous restâmes quelques temps sur le site, pour décider ce que nous allions faire. Bien sûr, le Cœur devait aller à la Tour Eternelle. J’insistai pour que les quelques restes de notre prophète soient enfouis séparément et profondément dans différents tombeaux discrets dans la plaine de Funaria. Je ne tenais pas à ce que ces reliques corrompues ressurgissent pour propager un mal dont je soupçonnais la puissance résiduelle. La dernière nuit, je fis part à mes anciens compagnons d’armes de ma volonté de les quitter, de rester à l’endroit où l’amour de ma vie était mort. Je sous-entendis que ma volonté était de le suivre dans le néant à plus ou moins courte échéance. Ils respectèrent ma décision, et les adieux furent déchirants. Plus pour eux que pour moi… La vérité était que mon existence était désormais liée à la Source de Vie, que je ne pouvais m’en éloigner de plus de quelques centaines de mètres tout au plus. J’appris plus tard qu’ils m’avaient attribué le titre de première Archonte de l’âme à titre posthume (elle ricane). Quelle bonne blague ! Je n’ai jamais été une Archonte…


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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:13

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Seize siècles d’attente…

Un long silence accueille la fin du captivant récit de Morrigane. Avoir devant vous quelqu’un qui a vu de ses propres yeux le Grand Oubli est une expérience incroyable. Mais la plus secouée reste, encore une fois, Moriana Vardale, pour qui ces révélations bousculent une grande partie des croyances véhiculées depuis des siècles par l’église du Desséché. Elle semble penser, les yeux perdus dans le vague : combien de mensonges restent encore à découvrir ?

Morrigane termine son récit en racontant ce qu’il s’est passé depuis qu’elle s’est retrouvée bloquée près de ce bout de landes fémènes… Après la création du Grand Tertre (qui avait aussi vocation à recouvrir le trou béant du Gouffre Noir) par les survivants de la bataille de Funaria, Morrigane est restée seule. Elle s’est alors mis en tête d’utiliser une partie des pouvoirs de la Source de Vie qui restaient encore en elle pour « créer » un être vivant. Quelqu’un qui lui tiendrait compagnie, mais qui pourrait aussi être une aide potentielle pour vaincre les Gardiens de la Mort. Ainsi est née, au bout de plusieurs dizaines d’années d’essais, Nog… la première Sorcière. Elevée à la fois dans l’étude des pouvoirs hérités de l’origine de son existence, la Source de Vie, mais aussi de la nécromancie du Desséché, elle était capable d’approcher la Sphère de Ténèbres, chose qui était impossible à Morrigane. Encore fallait-il disposer de la puissance de feu nécessaire pour détruire les Gardiens.
Au fil du temps, la puissance de la Sphère de Ténèbres a continué de faire fondre et s’effriter la pierre autour d’elle, et elle s’est enfoncé de plus en plus profondément. Le gouffre s’est ainsi creusé de plusieurs centaines de mètres. Plus la Source s’éloignait de Morrigane, et plus celle-ci s’affaiblissait. Nog et elle ont donc « déménagé » plusieurs fois (tous les 2 ou 3 siècles environ), recréant grosso-modo le même environnement un peu plus bas. Il y a eu ainsi 5 sanctuaires successifs, les précédents servants de décharge pour les débris d’excavation des suivants.
Aux environs du 6e siècle, Morrigane et Nog ont reçu la visite de l’Ombre du Roi, Ysraena Del’Tsarran Tel’Quellar. Celle-ci a pratiqué un accès dans le gouffre, puis elle et Nog ont tenté d’éliminer les Gardiens de la Mort. Elles ont réussi à passer la Mort Ailée, mais la puissance destructrice des esprits des nains, pouvant se réunir en une Tourmente Martiale dévastatrice, les a obligé à fuir. Depuis ce temps, quelques tentatives supplémentaires se sont soldées par des échecs cuisants. Personne d’à la fois assez résistants aux énergies négatives pour espérer survivre aux abords de la sphère, mais aussi assez nombreux et puissants pour espérer vaincre la Tourmente, ne s’est présenté… jusqu’à aujourd’hui.

Car bien sûr, aux yeux de Nog et de Morrigane, vous avez le profil parfait pour cette tâche ! Lorsque vous révélez à Morrigane l’objet de votre véritable mission, imposée par l’Archonte Khem, celle-ci sourit : elle a également reçu la visite de l’Archonte il y a trois siècles, et pour la même raison qu’aujourd’hui, elle n’a pas pu accéder à sa demande. Il lui faut la puissance complète de la Source pour pouvoir réaliser ce miracle…
Moriana s’étonne : à l’époque mentionnée par Morrigane, Khem venait tout juste d’être intronisé Archonte de l’Os. Pourquoi aurait-il voulu redevenir vivant et ainsi perdre toutes ses prérogatives ? Effectivement, Khem s’était bien gardé de vous mentionner qu’il était déjà parvenu jusqu’ici. Morrigane répond à la prêtresse : « ça, c’est un secret qui lui appartient. Ce sera à lui de vous en dévoilez la raison, s’il le souhaite. »
Ce faisant, vous vous souvenez du cadeau que l’Archonte vous a demandé de remettre au « Gardien ». Touchée par l’attention, elle ouvre le paquet avec impatience et vous découvrez avec elle un petit livre relié de cuir, visiblement très (très) ancien. La couverture est enluminée d’arabesques dorées, les feuilles de papier sont très fines, et le temps les a rigidifiés, de sorte qu’elles sont très fragiles. Sur la couverture, un titre écrit en elfique : « La Vie d’Elwë ». La Gardienne en parcourt les premières pages et pousse un petit cri ému, ses yeux se voilent de larmes. Il s’agit d’une autobiographie, racontant le voyage initiatique d’une jeune elfe d’Aeyellessee, qui quitte la Transborée pour parcourir le vaste monde. Deux choses très dérangeantes vous frappent immédiatement : la date tout d’abord, écrite sur le premier chapitre : 22 Herboral 2457 A.C, et ensuite le fait que la jeune fille est une prêtresse d’une Déesse qu’elle appelle Séluné… Pour Morrigane, c’est un trésor inestimable : un témoignage inespéré du temps oublié de sa jeunesse. Pour vous, c’est la preuve de l’existence d’un passé révolu, lorsque les Dieux portaient encore des Noms…

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:14

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Le Gouffre Noir

Vous commencez les préparatifs pour entrer dans le Gouffre. Bien entendu, le groupe adverse ne peut vous aider, ne disposant pas de vos extraordinaires capacités de résistances aux pouvoirs nécromantiques. Nog vous accompagne, bien évidemment, car c’est sa mission première. Elle propose également de vous fournir des Essences d’Inversion Négative (la même potion que vous avait donné Kallixénia lorsque vous parcouriez les souterrains de la Tour Eternelle) afin de supporter la descente dans le gouffre et les auras des gardiens… Lorsque vous serez sous son effet, elle sera également en mesure de vous soigner, mais il faudra peut-être en arrêter l’effet lorsque vous combattrez les gardiens, car vous ne pourrez alors pas utiliser vos pouvoirs et effets d’énergie positive, qui sont d’une redoutable efficacité contre eux.
Morrigane, malgré les protestations de Nog, s’ouvre la veine du poignet gauche : elle recueille dans sa main droite une (elle accuse le coup), puis deux (elle chancelle), puis trois (elle tourne de l’œil, sans pouvoir continuer) gouttes de sang qui se transforment en petites billes rouges rutilantes au contact de l’air. Disposant de puissants pouvoirs de restauration, Nog vous demande gravement de les utiliser avec une extrême parcimonie.

Laissant Morrigane sous la garde de Circée (en totale confiance : vous imaginez mal la druidesse, aussi malfaisante soit-elle, accepter qu’un quelconque mal soit fait à la Maîtresse de sa Supérieure !), vous remontez au troisième sanctuaire avec Nog, et celle-ci vous ouvre la porte codée. Vous pénétrez dans le Gouffre Noir…

Une longue et éprouvante descente commence. La puissance suffocante de l’énergie négative qui se dégage, tout en bas, de la Sphère de Ténèbres, se fait ressentir dès votre entrée, grignotant déjà la protection conférée par les Essences d’Inversion. Les ténèbres absolues règnent en maître et les puissants sortilèges de lumière dont vous disposez ne dégagent qu’une pâle lueur blafarde. Vous progressez prudemment en file indienne sur la corniche en pierre brute, par endroit tellement étroite que vous devez avancer le dos plaqué à la paroi.
Puis, inévitablement, se fait entendre dans les profondeurs un cri rauque, accompagné d’un lourd battement d’aile. La Mort Ailée, votre premier adversaire, se précipite dans votre direction ! L’énorme chauve-souris (presque 8 m d’envergure) semi-tangible est environnée de ténèbres poisseuses et précédée d’une aura de mort palpable. Mais elle n’est pas venue seule : une cohorte d’Âmes-En-Peine, ombres meurtrières crées par la Nuit Pervertie qui empoisonnent l’endroit depuis des siècles, fond vers vous en masse compacte dans un hurlement déchirant. Nog hurle : « je m’occupe des Ombres, concentrez-vous sur la Bête ! ». Elle entonne aussitôt une incantation, et brandissant son symbole du Desséché, la puissante prêtresse déclenche son pouvoir destructeur de Vade Retro. Les ombres les plus proches sont immédiatement détruites, ce qui force le reste de la meute morte-vivante à adopter une stratégie moins directe. De votre côté, vous tentez d’atteindre le monstre ailé, mais vos coups sont peu efficaces : vous ne pouvez la touchez que lorsque celle-ci s’approche suffisamment pour vous mordre ou vous happer. De plus, il est difficile de combattre lorsque vous devez aussi conserver votre équilibre pour le vas décrocher de la corniche. Seule Pam s’en sort bien avec les coups à distance de son fusil. Jarlaxe arrive à faire quelques entailles avec ses hachettes boomerang. Malach se voit un peu démuni lorsqu’il constate que ses sortilèges de foudre n’ont qu’un effet très limité : la créature semble bénéficier d’une résistance à la magie conséquente. Quant à Robert, ses poings restent souvent bien inutiles, la bête étant hors de sa portée. Myranda se décide alors à prendre des risques que seule une acrobate accomplie peut se permettre : elle actionne son ASAP afin de monter au-dessus du monstre, puis se laisse tomber sur lui, les dagues en avant : sa première tentative est un peu hasardeuse, mais la seconde est couronnée de succès. Bien campée sur le dos de la chauve-souris, elle lui assène un déluge de coup d’energie positive qui la font hurler de douleur et de rage.
Nog a fort à faire pour empêcher les Âmes-En-Peine de vous approcher. Si elle arrive à détruire ou éloigner sans problèmes les moins solides, il reste quelques créatures plus anciennes et plus puissantes qui nécessitent votre intervention. Malach et Robert, qui ne peuvent plus faire grand-chose contre la bête qui caracole au milieu du gouffre en tentant de désarçonner le parasite blond qui la harcèle, viennent en aide à la « Grand-Mère » Sorcière. Pam et Jarlaxe concentrent toujours leurs attaques à distance sur la chauve-souris, soutenant leur jeune amie ballotée en tous sens. La stratégie finit par payer : l’énorme monstre enténébré finit par être vaincu. Ses multiples blessures ne lui permettant plus de se maintenir en vol, il tombe, se heurtant avec fracas contre les parois du gouffre, et finissant par disparaître en une nuée de volutes noires qui semble aspirée par les ténèbres environnantes. La horde d’ombre se disperse également, vous laissant seuls maîtres du terrain.

Nog dissipe rapidement votre enthousiasme : la bête n’a pas été détruite. Les Ténèbres environnantes la reconstitueront bientôt. Il faut faire vite !

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:16

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : La Tourmente Martiale

Vous descendez le plus vite possible. Plus vous vous rapprochez, plus la sensation d’oppression et de suffocation dégagée par la Sphère s’impose à vous, vous empêchant de penser à quoi que ce soit d’autre. Dans cet environnement, la joie, l’espoir, la vie… sont des notions inconnues. Sans les protections dont vous disposez, et votre résistance née de l’exposition au Fléau, vous vous seriez déjà abandonné au désespoir et à la vanité de votre tâche. Vous avez déjà ressenti ces émotions : au centre de la Tour Eternelle, lorsque vous vous teniez sous le Cœur d’Ocann…
Vous parvenez au fond du gouffre. Le sol plat, d’une trentaine de mètre de diamètre, est en légère déclivité. Au centre, une Sphère de néant absolu pulse rythmiquement et bouge imperceptiblement, continuant sa lente mais inexorable descente. Ça et là, des armes diverses jonchent le sol. Vous brisez alors la protection des Essences d’Inversions afin de profiter au mieux de vos attaques d’énergie positives, mais ce faisant, la puissance du pouvoir de la Sphère vous englobe entièrement, menaçant de vous engloutir.
Lorsque vous commencez à vous approcher de la Sphère, les formes fantomatiques de six nains émergent du sol et empoignent les armes. Dans leurs orbites brillent une flamme noire insondable pulsant au même rythme que la Sphère. Hurlant leur douleur et leur damnation, ils se ruent vers vous ! Ce hurlement est repris par les centaines d’Ombres qui s’étaient dispersées après la disparition de la Mort Ailée : au-dessus de vous, la meute se reforme pour vous écraser sous le nombre !
Nog jure tout bas : il ne lui reste plus beaucoup de puissance divine pour les tenir en respect. Il va falloir se dépêcher !

Vous vous sentez un peu plus à l’aise sur ce terrain plat. Vos adversaires, bien que fantomatiques, sont à portée de vos armes, de vos poings et de vos fusils. Malach, qui a bien compris que sa magie ne lui servira pas à grand-chose ici, s’est transformé en une puissante machine de guerre, toute en muscles et en force animale. Pam adopte une position légèrement surélevée comme à son habitude. Vous vous ruez à l’attaque. Vous avez vite fait de vous apercevoir que les nains semblent partager un lien entre eux, qui répartit les dégâts que vous leur infligez : ils tomberont ensemble, ou pas du tout ! Et vous n’êtes pas rassurés de voir soudain les six corps ectoplasmiques se réunir en une seule entité tourbillonnante, au sein de laquelle une douzaine de lames acérées virevoltent en tous sens, hachant tout ce qui passe à leur portée ! Robert fait la douloureuse expérience de la puissance de frappe de la Tourmente Martiale et ressort de la confrontation avec de profondes blessures sanguinolentes, ce qui l’oblige à prendre le temps de se soigner.
Puis le cycle recommence : la Tourmente se disloque, les six nains réapparaissent pour repartir individuellement à l’assaut, et quelques passes d’armes plus tard, la redoutable Tourmente se reforme, visant cette fois Myranda ! Malach tremble de voir ce qui va rester de la mince acrobate après le passage de la Tourmente, mais la jeune fille virevolte tout autant que son adversaire : si quelques coups arrivent à porter, elle réussit à en éviter une grosse partie par des esquives époustouflantes. Allez ! C’est le signe que vous pouvez le faire ! D’un cri poussé à l’unisson, vous fondez sur les formes des nains qui réapparaissent à nouveau : vous devez absolument en terminer avant que la Tourmente se reforme, car vous vous doutez que, cette fois, vous n’en ressortirez pas indemnes…
Nog et Pam se rapprochent également, talonnés par le nuage d’Âmes-En-Peine. Nog gagne une dernière fois du temps en utilisant la dernière parcelle de puissance divine qui lui reste pour repousser la meute et créer une zone libre. Ça ne tiendra pas longtemps…
Vous redoublez d’efforts : avec l’énergie du désespoir, vous portez les attaques coordonnées sur les nains dont les formes s’étiolent progressivement. Faerie, la Lance de Vie de Malach, les balles créées par Adamante, l’Anneau de Pam, et les pouvoirs de Nepher, la lame familière de Myranda, peuvent enfin donner toute la mesure de leur puissance, et l’énergie positive qui s’en dégage, combinée à celles de Robert et de Jarlaxe, viennent enfin à bout de l’indestructible Tourmente Martiale. Les formes ectoplasmiques se dispersent et les armes retombent au sol, inertes.

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:19

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Les Entrailles de la Mort

Sitôt la voie libre, Nog se précipite vers la Sphère pour tenter de la briser. Car le nuage d’Âmes-En–Peine se réorganise et sera sur vous dans quelques instants ! La petite forme de la Sorcière semble bien fragile devant la toute-puissance de l’artéfact de la Mort. Faisant appel à son pouvoir venant de la Source de vie, elle enveloppe sa main d’une énergie blanche et éclatante, et résolument, elle la pose sur la surface de ténèbres solides. Vous entendez comme un petit bruit de craquement et une fissure infime apparait. Mais aussitôt, la Sphère réagit, libérant une vague de noirceur meurtrière qui vous coupe le souffle. Nog accuse le coup, se retrouvant à genoux au pied de la Sphère, mais elle n’a pas lâché prise. Le visage livide et creusé par l’effort indicible que cela lui demande, elle cherche de l’aide alentour et tend son autre main. Malach se précipite pour l’attraper. Nog, dès qu’elle sent la main du druide dans la sienne, la pose sans hésitation sur la sphère, à côté de la sienne ! Aussitôt, le Fée sent sa vie s’écouler en direction de la Sphère, à une vitesse vertigineuse.
Le lien qui vous lie vous permet de ressentir la détresse irraisonnée de votre ami. Devant la Mort elle-même, il n’est pas d’esprit mortel qui puisse résister… Et c’est en connaissance de cause que vous décidez, à l’unisson, de le laisser puisez en vous, en vous tous, tandis que la meute d’Ombres mortes-vivantes s’abat sur vous pour vous déchirer le corps et l’âme… Est-ce trop tard ?

Le flux de vie et de forces positives, magnifiés par le Toucher de la Sybille du Lac des Âmes, s’écoule à travers le corps de Malach pour pénétrer dans la Sphère. Vous irez jusqu’au bout, il le sait. Galvanisé par votre soutien, la douleur, la terreur, s’évanouissent. Il raffermit sa prise sur la sphère et du bout du doigt, touche la main de Nog. La petite Sorcière, tourne son visage cendreux vers lui. Il lui sourit… Elle comprend. Elle a confiance. Ensemble, ils déversent un torrent de Vie dans la Sphère, plus qu’elle ne peut en supporter. Les fissures s’élargissent, des morceaux éclatent, se désagrégeant en volutes impalpables. Et, enfin, une lumière impérieuse, victorieuse, darde ses rayons ardents de l’intérieur de la Sphère. Dans un dernier instant d’éternité, la Sphère de Ténèbres éclate, libérant la Source de vie. La lumière dégagée désagrège instantanément la meute d’Ombres, comme si elle n’avait jamais existé. Vous êtes projetés par l’explosion, et vous perdez conscience.
Au bout d’un temps qu’il vous est impossible de déterminer, vous revenez à vous. Choqués, titubant sous l’effort que vous avez dû fournir, vous vous redressez lentement.
Dans les bras de Malach, git le petit corps inerte de Nog…

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:22

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : La Source de Vie

Un cri déchirant venant du dessus vous fait relever la tête : « Nog ! Non ! ». Morrigane, d’une pâleur extrême, a été portée tant bien que mal par Circée jusqu’ici. Mais alors qu’elle se rapproche du fond du gouffre, vous voyez son tient diaphane reprendre de la couleur, son corps reprendre vigueur, puisant instinctivement dans la puissance de la Source de Vie, maintenant libérée de sa prison de noirceur. Pourtant, c’est vers Nog que l’elfe millénaire, prenant en fin pied sur le sol, se dirige en premier, les larmes aux yeux.
Malach, qui a eu le temps d’ausculter la petite Sorcière, la rassure immédiatement : elle n’est pas morte ! Un souffle ténu de vie la retient encore en ce monde. A ces mots, Morrigane craque. Elle se précipite vers Nog, moitié riant, moitié pleurant, l’embrassant comme elle l’eut fait avec une enfant. Après ce moment de forte émotion, son attention se retourne vers vous, ses yeux emplis de reconnaissance. « Quelle performance, mes amis ! Vous avez été extraordinaires. Comment pourrais-je jamais vous remercier ! » (Attention, malheureuse ! Il ne faut JAMAIS dire ça à une bande d’aventuriers sans scrupules ! Mais vous n’êtes pas sans scrupules, n’est-ce-pas ? Very Happy ). « Maintenant, c’est à moi de jouer ! », dit-elle d’un ton ferme. Se relevant, elle se dirige vers la boule lumineuse qui irradie tel un soleil au centre du gouffre, et pose la main sur elle.
Un Chant surnaturel emplit l’espace tout entier. Riant aux éclats, cette fois, Morrigane libère le pouvoir de la Source : une lumière éblouissante irradie tout autour de vous, et un vent chaud se lève, charriant des senteurs printanières. L’air se charge d’un flux d’énergie positive, et vos blessures commencent à se refermer d’elles-mêmes. Nog pousse un soupir d’aise et reprend lentement conscience. Sur le sol, aux pieds de Morrigane, un lit végétal luxuriant se met à pousser là où la pierre morte avait régné pendant des siècles. Il a tôt fait de recouvrir l’ensemble du fond du gouffre, et des lianes et autres plantes grimpantes partent à l’assaut des parois, tandis qu’un tapis de mousse et de fleurs s’épanouit au sol. Au centre, la Gardienne crée un piédestal de plantes entrelacées sur lequel elle pose délicatement la Source. Elle en diminue intentionnellement la luminosité, afin que vous puissiez la regarder sans vous aveugler. Sa beauté vous transperce le cœur et l’âme. Par deux fois déjà, vous avez ressenti une telle plénitude : en présence de la Sybille des elfes, à Shyleth Breen, et aux abords de l’Aurum Sacralis, à Sacralia. Vous savez désormais tout ce que ces endroits ont en commun…

Le retour au sanctuaire est beaucoup plus guilleret. Vous vous inquiétez du devenir de Moriana et de Kayla Vardale. Elles disposent maintenant d’importantes informations, que vous aimeriez qu’elles ne rapportent pas à leur Maître, l’Archonte Insanias. Morrigane vous rassure, elle fera en sorte qu’elles ne puissent pas divulguer les secrets dont elles ont connaissance. Elle en fera de même pour Tarja et Nurr : les secrets des Sorcières doivent être sauvegardés pour la bonne marche de la société fémène. Nog a une longue discussion avec Circée, et il est décidé que celle-ci restera dans la confidence.

Allez, il est temps de conclure en beauté cette mission qui vous a déjà apporté tant de surprises… Il ne vous faut pas traîner ici, car vous avez encore un long voyage à faire.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:24

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Une bonne chose de faite

Nog vous remet avec un sourire espiègle l’anneau d’Olga, qu’elle avait récupéré sur le tombeau du Premier Thane. Avant de quitter le Sanctuaire, Morrigane vous donne un phylactère en vermeil, ou elle a enfermé une partie de son pouvoir issu de la lumière de l’étoile blanche. C’est ce qu’il faut donner à Khem pour satisfaire son exigence.

Votre sortie du Grand Tertre, en possession de la bague, est ovationnée par la foule des guerriers fémènes. Il est vrai que le temps passé à l’intérieur a été beaucoup plus long que prévu, tout le monde s’attendait à ce que vous ayez tous péri… Curieusement, personne ne vous interroge sur vos mésaventures dans le Grand Tertre. Les Femènes ne veulent surtout pas savoir ce qui s’y cache… Le clan Ver de Griffe vous regarde de travers : leurs champions sont ressortis avec les yeux dans le vague et un peu de mal à rassembler leurs idées…
Il vous faut passer un peu de temps avec les Mères-Sorcières. Olga vous observe d’un air suspicieux, se demandant bien ce que vous avez pu faire là-dedans pendant tout ce temps… Elle a bien dû aussi se rendre compte de la disparition de Circée, mais elle ne pipe pas mot. Etant donnée la situation, vous n’avez plus trop de soucis à vous faire concernant l’implication des Fémènes dans le conflit en cours. S’ils se rallient à quelqu’un (ce qui n’est pas encore gagné…), ce ne sera pas à Insanias ! Une bonne chose de faite…
Le Clan Tigre Noir dans son ensemble est très heureux que vous ayez remporté l’épreuve. Le Thane Othlor est même très satisfait du déroulement des événements, car votre victoire renforce sa candidature.
Il ne vous est pas possible de rester pour assister à la nomination du nouveau Grand Thane. Dès que les règles de la politesse vous le permettent, vous faites vos adieux aux Sorcières et au clan Tigre Noir. Clayton tient à vous accompagner jusqu’aux limites de la Féménie. Vous traversez en sens inverse toute la Plaine de Funaria jusqu’aux Rochers de Boers, ce qui vous prend quelques jours de chevauchée dans un froid mordant.
Puis vous décidez de couper directement vers l’ouest, vers les Monts de Cérulée, en direction de Roche-Brisée. Vous endossez vos ASAP et décollez en vitesse de croisière afin de gagner un maximum de temps tout en sauvegardant vos réserves d’eos. Vous êtes partis de Sacralia depuis déjà près de 15 jours. L’Archonte Khem a-t-il pu tenir parole ? La ville tient-elle encore debout ? Vous avez une idée plus que floue de l’endroit exact où se trouve Mont Dolorossus. La dernière fois, vous y étiez arrivé par des souterrains proches, et vous en étiez repartis à l’aide d’une statuette de téléportation…
Le dédale des montagnes de Roche-Brisée n’est pas à proprement parler l’endroit idéal pour se promener en plein hiver. La visibilité est mauvaise, les vents gelés chargés de neige vous obligent souvent à vous poser et vous protéger le temps que ça se calme un peu. Vous perdez quelques journées précieuses à trouver votre chemin, jusqu’à enfin découvrir une piste assez large pour être un accès à une ville d’importance.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:26

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Mont Dolorossus

Lorsqu’enfin vous arrivez en vue de la ville-forteresse des orques, celle-ci vous offre un visage mortuaire. Ensevelie sous un épais manteau blanc, ses grandes portes d’entrée sont fermées, et rares sont les fumées qui s’échappent des toits enneigés. Vous savez être attendus par le maître des lieux, aussi n’y a-t-il pas de raisons de se dissimuler. Alors que vous approchez des portes de la ville, un grand bruit de gonds grinçants se fait entendre, et l’un des lourds vantaux s’entrouvre. Vous pénétrez dans la ville avec précaution. Personne pour vous accueillir, personne dans les rues. Pourtant, alors que vous progressez dans la Grand-Rue, vous apercevez ça et là des orques qui vous observent par les maigres ouvertures de leurs masures : des femelles et des enfants, essentiellement. Pas étonnant, tous les mâles sont sur le pied de guerre sous les murs de Sacralia…
Cependant, il règne ici une atmosphère étrange, comme si on attendait quelque chose, un événement précis. Des rues suintent une odeur que vous ne vous attendiez pas à ressentir ici : celle de la peur… Vous montez les étages de la ville, et les mouvements furtifs se font plus nombreux. Un piège ? Vous décidez de presser le pas : il vous faut atteindre la Crypte Royale, près de la Place du Couronnement, où se trouve l’entrée des catacombes vers la Tour Eternelle.

Soudain, plus loin dans les ruelles encombrées par les débris et la neige, des bruits de combat vous parviennent. On se bat dans la ville… et ce n’est pas contre vous ! Que se passe-t-il donc ?
Pour le coup, vous décidez de passer en mode furtif, et vous évitez ainsi plusieurs groupes hétéroclites d’orques en arme, de mercenaires en armure noire, de prêtres du Desséché et d’autres humains en robe grise. Tous se déplacent rapidement, sans concertation, s’évitant mutuellement.

Vous arrivez enfin sur les hauteurs de la ville. La Place du Couronnement est telle que dans vos souvenirs. Vous entendez encore des bruits de combats localisés, à différents endroits. Des groupuscules se forment aux abords de la place, mais vous n’êtes pas inquiétés. Près des immenses colonnes qui bordent la place, vous retrouvez l’entrée de la Crypte, et vous entamez prudemment la descente des escaliers.
Votre intuition était bonne : dès votre arrivée, Dranaelle sort de l’ombre et déverrouille la lourde grille qui bloque l’accès à la Crypte. Sitôt entrés, elle referme derrière vous, et vous dirige vers la salle où se trouvent les tombeaux du Roi Idiot et de la Reine Adrianna. Là elle vous dit de patienter pendant qu’elle va chercher l’Archonte.
Elle revient une dizaine de minutes plus tard avec Khem, et Amanadar. L’Archonte demande aussitôt, impatient : « avez-vous la relique ? ». Vous lui montrez le phylactère et une étincelle de fol espoir s’embrase dans ses orbites glacés.
Mais Amanadar prend la parole : « Monseigneur, êtes-vous sûr que c’est le bon moment ? ».
L’Archonte, qui déjà tendait la main recevoir son « cadeau », stoppe son geste. Il reste un moment indécis, puis répond finalement : « Non, tu as sans doute raison, mon fidèle ami. »
Dranaelle vous explique que les Généraux Rektar, Luchian et Héva ont quitté Sacralia avec leurs unités de combat, après avoir découvert la supercherie de Khem. C’est vraisemblablement Rektar qui mène le groupe de rebelles. Il ne connait pas exactement les buts de l’Archonte, mais il a compris que celui-ci avait trahi la confiance d’Insanias. L’objectif est probablement de soulever la population pour sinon tuer l’Archonte, au moins le renverser, le forcer à fuir et prendre sa place. Si Khem redevient vivant maintenant, il sera beaucoup plus vulnérable.
Khem réfléchit un moment, puis vous propose de l’aider à mater la rébellion à ses côtés et ceux des généraux qui lui sont restés fidèles.
La proposition est accueillie avec fraîcheur, mais vous vous rendez vite compte qu’il vaut mieux pour vos intérêts s’assurer de la victoire de Khem. Alors que vous êtes si près de vous débarrasser d’un second Archonte, ce n’est pas le moment de permettre à un autre, beaucoup moins bien disposé envers vous, de prendre sa place !
Le plan de contre-attaque est rapidement organisé, et vous voilà bientôt arpentant les rues de la ville en compagnie des troupes qui sont restées fidèles à l’Archonte. Qui aurait pensé que vous combattriez un jour au côté de Khem ? Le destin prend parfois d’étranges détours…
La puissance de la liche, alliée à la vôtre et celles d’Amanadar et de Dranaelle, met rapidement les rebelles en déroute. Il faudra tout de même quelques heures pour vous rendre à nouveau maîtres de la ville. Le Grand Prêtre Rektar est abattu, mais Luchian et Héva réussissent à fuir.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:28

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : La confession de Khem

Au petit matin, la ville est pacifiée, et vous prenez un peu de repos après être retournés dans la Crypte. C’est un temps que Khem met à profit pour régler quelques affaires, discuter avec ses généraux, et enfin se préparer à ce qui va suivre. Puis il se rapproche de vous, et vous demande de lui donner le phylactère.
Lorsqu’il l’ouvre, une lumière aveuglante s’en échappe, formant un soleil miniature flottant au milieu de la crypte. Puis la boule se déforme et prend lentement forme humaine : une image éclatante de Morrigane apparait, le visage grave. Khem, saisi par cette apparition, s’incline respectueusement devant elle. Dranaelle et Amanadar, d’abord surpris par l’attitude humble de leur Maître, observent la forme lumineuse avec plus d’attention. Lorsqu’ils la reconnaissent enfin pour ce qu’elle est, ils se mettent à trembler comme des feuilles et c’est à genoux qu’ils saluent celle qu’ils considèrent comme une Sainte…
Morrigane prend la parole : « ainsi, nous revoilà enfin l’un devant l’autre, Archonte Khem. Mais je suis aujourd’hui en mesure de répondre pleinement à ton vœu. Mais est-ce vraiment encore ce que tu souhaites ? »
Il est quasiment impossible de discerner des émotions sur le visage squelettique de la liche, mais vous percevez aisément la crainte révérencielle dans sa voix, lorsqu’il répond :
« Oui, Ma Dame. Du plus profond de mon âme. »
Morrigane reste silencieuse, semblant peser le pour et le contre. Puis elle prend une grande inspiration, et dit : « Soit. Mais avant de t’accorder le don de vie, je veux que tu expliques à tous ceux présents, ici et maintenant, les raisons de ton acte. Ainsi, lorsque tu partiras loin de tous, pour jouir de la courte existence qu’il te restera, l’Histoire sera quand même en mesure de nous juger pour ce que nous avons fait. Car j’ai moi aussi une part non négligeable de responsabilité dans cette triste affaire… Acceptes-tu cette condition ? ».
L’Archonte reste silencieux un long moment, semblant mener un difficile combat intérieur. Puis il finit par acquiescer d’un léger mouvement de tête. « Comme vous voudrez, ma Dame. »
Puis il se redresse, et commence à raconter son histoire.

Mon nom est Khem de Colonias. Je suis né en l’an 1247, troisième fils d’un nobliau vassal du Duc de Malvern. En tant que benjamin de la famille, je suis, ainsi le veut la tradition, destiné au clergé. On ne peut pas dire que je sois un enfant joyeux et épanoui. On me voit plutôt taciturne, parfois dépressif et enclin au morbide. A l’âge de 11 ans, j’entre comme novice à la Tour des Lamentations, le temple du Desséché de la capitale de la province, Malvern. Je peux en revanche me flatter d’être intelligent et studieux, et je fais de brillantes études théologiques. Je deviens également, à 21 ans, un érudit reconnu en sciences, en mathématiques et en astrologie. Or, il advient que le Duc de Malvern de l’époque cherche un précepteur pour son jeune fils de 8 ans, Wielfrid, futur héritier du Duché. Je suis pressenti pour le poste par le supérieur du temple, et je pars vivre au château. A contrecœur, car j’avais entamé une rapide ascension au sein de la hiérarchie du temple, et il n’est pas improbable que certains de mes coreligionnaires aient œuvrés en ce sens pour m’évincer. Je ronge mon frein, mais je vais faire une rencontre qui va bouleverser ma vie et l’histoire de toute la Transborée : au château, je fais la connaissance d’Adrianna de Malvern, la grande sœur de Wielfrid, qui a alors 12 ans. Bien qu’elle soit l’aînée des enfants du Duc, les règles de succession de l’époque n’autorisent une fille à hériter du titre de son père qu’en l’absence de tout héritier mâle direct. La jeune fille est enjouée, d’une intelligence vive, et espiègle. Elle suit avec intérêt les leçons de son frère, bien qu’elle n’y soit normalement pas autorisée, et j’ose penser que mon physique de l’époque, non dénué de charme, n’y était pas étranger. Pour moi, la présence d’Adrianna est une bouffée de fraîcheur qui m’aide à supporter cette fonction que je juge indigne de moi. De plus, Wielfrid est un idiot qui ne pense qu’à tenir une épée et à persécuter les serviteurs de la maisonnée. Pendant 6 années, je vois Adrianna grandir et devenir une magnifique jeune femme. Au fil du temps, ce qui fut d’abord simplement une connivence d’esprit se mue en un respect mutuel profond, et sans que nous nous en rendions vraiment compte l’un et l’autre, en amour véritable.
Pourtant, nous savons pertinemment ce qu’il en est : jamais nous ne serons autorisés à nous donner l’un à l’autre. De mon côté, de par ma religion, je ne peux prendre femme, et Adrianna est une fille d’une des familles les plus nobles du royaume. D’ailleurs, je sais très bien ou se trouve ma place, et je n’ai, pendant toutes ces années, aucun geste ou attitude déplacés envers la jeune fille. La destinée d’Adrianna est scellée lorsque, après une visite protocolaire sur les terres du Duché, le Roi Leodegar VI est impressionné par la beauté, l’esprit et l’éducation de la jeune fille, et décide qu’elle épousera son fils Maddan. Elle deviendra donc un jour reine de Léomance !
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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:31

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : La confession de Khem (suite)

En 1274, Adrianna a 18 ans et part vivre à la Cour, à Chrysophée. Wilfried a 14 ans et arrive à convaincre son père qu’il n’a plus besoin d’un précepteur. Je retourne donc au temple. La séparation avec Adrianna est plus difficile à supporter que je ne l’aurais cru, et, pour tenter de l’oublier, je me lance à corps perdu dans l’accomplissement de ma carrière au sein du culte. C’est compter sans Adrianna elle-même, qui commence à m’envoyer des lettres régulièrement. La jeune fille a grand besoin de soutien, car, à la Cour, elle déchante très vite. Maddan, son futur époux, est un garçon brutal et autoritaire. Et les machinations politiques et luttes d’influences des courtisans lui font tout simplement horreur. Nous allons donc entretenir une relation épistolaire pendant deux ans, le temps que, devenu nécrophore du Reliquaire de l’Os, et un référent reconnu en histoire des religions, je réussisse finalement à être appelé au Temple Cyclothéiste de Chrysophée, ou je deviens le secrétaire personnel de l’Archonte Insanias.

En 1277, Léodegar VI meurt et son fils devient le Roi Maddan, quatrième du nom. Quelques mois plus tard, le mariage avec Adrianna est célébré dans la Cathédrale du Temple Cyclothéiste. La jeune femme a alors 21 ans, et moi 30.
Pendant les 5 ans qui suivent, Adrianna vit un enfer : elle doit supporter les mesquineries de la Cour, les obligations de son rang, et aussi les assauts réguliers et brutaux de son mari ! Et pour couronner le tout, aucun héritier ne vient arrondir son ventre… et l’on commence à penser que la jeune fille est stérile !
Pendant ces années, nous avons de multiples occasions de nous voir, car la Reine m’a officiellement nommé comme son confesseur personnel. Elle peut ainsi me rendre visite régulièrement, et j’ai moi-même l’autorisation de venir au palais à toute heure.
Je me désespère de voir mon aimée dans un tel état de détresse. Les liens qui unissent nos esprits se renforcent encore, et nous finissons par nous avouer notre amour. Un jour de Tempéral 1280, nous décidons finalement de « sauter le pas », et nous prévoyons de nous rencontrer le soir venu dans une auberge discrète.
Mais le destin en a décidé autrement : dans l’après-midi, la nouvelle tombe comme un coup de tonnerre au Temple : l’Archonte de l’Os Dred, qui vivait reclus depuis déjà bien des décennies au sein de la Tour Eternelle, vient de s’éteindre (on peut difficilement dire « mourir », n’est-ce pas ?) ! C’est le branle-bas de combat au sein du culte, tous les dignitaires doivent se rendre à Mont Dolorossus afin d’élire un nouvel Archonte. Alors que j’étais littéralement coupé en deux entre mon désir pour Adrianna et ma culpabilité de désobéir à un interdit de ma religion, je suis en quelque sorte soulagé : le sort en a décidé pour moi. Je fais prévenir la Reine que je ne peux venir, et je quitte Chrysophée le soir même. Trois mois plus tard, je suis finalement choisi et je passe les Sacrements Eternels pour devenir le nouvel Archonte de l’Os. Plus jamais je ne pourrai m’unir à celle que j’aime. Je suis désormais un Archonte, seul la dévotion à mon Dieu et à mon clergé compte…

Je reviens à Chrysophée un an plus tard. Mais lorsque je revois Adrianna, tout revient en bloc. Je constate, non sans consternation, que mon statut de mort-vivant n’a diminué en rien mes sentiments et mon désir. De son côté, la reine est de plus en plus dépressive. Seule au milieu des loups, elle est la proie des quolibets car son ventre est toujours stérile, et nul ne se risque à penser que c’est le Roi qui pourrait être le fautif… Maddan, de plus en plus hargneux à ce propos, la traite de façon odieuse. Un soir ou, après avoir bu, il la frappe, Adrianna fuit le palais pour venir se réfugier auprès de moi. Elle passe la nuit au Temple, à la fois furieuse et désespérée. Elle aussi se lamente de ne plus pouvoir s’unir à moi…
Au petit matin, elle quitte le Temple pour retourner discrètement au palais avant que son absence ne soit découverte. Je suis effondré… Mais un plan fou commence à germer dans mon esprit : il y a peut-être un moyen pour que nous ayons, tous les deux, un dernier souvenir ensemble… Il me faut plusieurs mois pour recueillir les informations et les connaissances nécessaires, et mes recherches sont prometteuses. Je décide de mettre mon plan à exécution, mais il faut que la bonne occasion se présente. Soudain, en Nocturnal 1282, Ciudalia se soulève et déclare son indépendance. La guerre éclate, et Maddan IV se prépare à partir avec son armée pour prêter main forte au Duc Isembard de Garches qui a toutes les peines du monde à mater la rébellion de l’orgueilleuse cité.
Je sens que c’est l’opportunité que j’attendais. Dans la furieuse agitation qui emplit la Cour du Roi, personne ne remarque vraiment mon départ de Chrysophée au début du mois de Glacial. Je me rends dans les Steppes de Féménie, à la recherche d’un artéfact qui serait, d’après les plus anciens écrits que j’ai pu trouver, capable de me ramener à la vie !

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:36

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : La confession de Khem (suite)

Mes pouvoirs d’archontes sont tout juste suffisant pour me permettre de tenir à l’écart les banshees gardiennes du tertre. Je pénètre dans le Sanctuaire de Dame Morrigane et Nog me permet de la rencontrer. Je lui raconte mon histoire et mon projet. Après de longues discussions, Morrigane me convainc qu’il est futile d’essayer d’atteindre la Source de Vie. Plusieurs tentatives, menées avec des personnages plus puissants que moi, sont restées infructueuses. Devant mon air désespéré, Morrigane accepte cependant d’utiliser une partie des maigres pouvoirs dont elle dispose : Je reviens à la vie, mais pour quelques jours seulement !
Je rentre ventre à terre à Chrysophée, et, la nuit venue, je me précipite au palais, dans les appartements d’Adrianna.
Le roi est parti guerroyer à peine deux jours plus tôt, et en son absence et celle des principaux chefs militaires, le palais est bien vide… Nous connaissons enfin le bonheur d’être ensemble pour une courte nuit. Au petit matin, je suis redevenu un mort-vivant. Je quitte la chambre royale discrètement, avant que la Reine ne se réveille, voulant qu’elle garde uniquement le souvenir de mon visage d’être vivant, et non pas le spectacle hideux de mon apparence d’Archonte.
Le cœur déchiré, je quitte Chrysophée pour me rendre à Mont Dolorossus, où j’ai bien l’intention de passer le restant de mon éternité. Hélas, j’apprends, trois mois plus tard, une triple horrible nouvelle : l’assassinat du Roi devant Ciudalia, l’assassinat de la Reine à Chrysophée quelques jours plus tard, et le fait qu’elle portait un enfant !
Je suis sous le choc. Adrianna est morte ! Et cet enfant, je le sais, est le mien ! Je crois devenir fou. Tout ce pouvoir à ma disposition, et je ne peux rien faire ? Mais la dynastie de Leogens est décapitée, et il ne faut pas longtemps pour que les trois Ducs commencent à se chamailler pour le trône. Devant la crise de succession, Insanias convoque le Collège des Archontes à Chrysophée, et décide, en secret, d’invoquer l’âme de Maddan IV pour lui demander ses dernières volontés. Je commets alors le plus grand crime qui soit aux yeux de ma religion : dans le fol espoir de faire revenir vers moi mon aimée, et de voir mon fils naître, je travestis les dernières volontés du Roi. Je sais qu’Insanias fera tout pour satisfaire ces volontés sacrées. Et c’est ainsi que les Archontes se décident à réaliser certains des rituels nécromantiques les plus obscurs et les plus interdits, afin que la Reine puisse, maintenue en état de non-vie, donner naissance à l’héritier du trône… A mon fils !!!!
La suite fait partie des livres d’histoire… Je n’aurais jamais imaginé ce que ma supercherie allait provoquer. La ruine du royaume, la destruction de Chrysophée, la création des Landes Grises, des dizaines de milliers de morts, dont celle de mon fils et, pour la seconde fois, celle d’Adrianna…


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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:38

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Résurrection

Un silence pesant s’installe après que Khem ait fini son récit. Toute la Guerre des Grands Vassaux, des villes rasées, un royaume dévasté, tout cela fut basé sur un énorme mensonge… Vous ne pouvez vous empêcher de regarder Khem avec dégoût. Et c’est cet homme-là qui va avoir droit à une deuxième chance et finir son existence tranquillement, vivant à nouveau ? Quelle injustice…
Morrigane semble suivre le cours de vos pensées. « J’ai aussi ma part de responsabilité dans cette affaire. Si je n’avais pas cédé à sa demande, il y a trois cents ans, tout aurait été différent… Mais il est bien trop tard pour se lamenter. Lorsque Khem sera à nouveau en vie, ses pouvoirs d’Archonte disparaîtront, et avec eux, la cohésion de la Légion d’Os et la puissance de ses généraux. Par cet acte, j’essaye un peu de racheter ma faute. » Elle se tourne vers l’Archonte : « Qu’on en finisse. Préparez-vous. »
Khem aquiesce gravement et commence à se dévêtir. Toutes ses possessions, et enfin sa robe de prêtre, sont récupérées par Dranaelle. Son squelette désormais à nu est entièrement recouvert de runes nécromantiques. Même sous cet aspect, il dégage une aura de puissance et de mort impressionnante.
L’image luminescente de la Gardienne prend un éclat insoutenable. Flottant vers le corps de la liche, elle se fond en lui en quelques secondes à peine. Khem se met alors à hurler, ses os soumis à des forces contraires luttant les unes contre les autres. Il tombe au sol, se contorsionnant dans ce qui semble être une agonie interminable. Des énergies noires suintent des runes, tentant d’oblitérer la lumière qui se répand. Petit à petit, la lumière prend le dessus, et les runes s’effacent une à une, dans un horrible crissement. Dès lors, le processus s’accélère : des lambeaux de chair commencent à apparaître, se fixant sur les os : tendons, nerfs, vaisseaux, se mêlent et s’entrecroisent, les organes se reconstituent dans l’abdomen et la cage thoracique du prêtre, tandis que celui-ci continue de hurler comme un damné. Le cœur apparaît, se remet à battre ; les muscles se reforment, reliant les os entre eux, formant les parois protectrices autour des cavités béantes. C’est bouche bée que vous suivez le processus se poursuivre inexorablement, à la fois fascinés et horrifiés. Puis les couches inférieures du derme se reconstituent, recouvrent le visage et le crâne, et enfin la peau apparaît…
Alors le hurlement de Khem s’éteint. Son corps entièrement glabre est animé de tremblements incoercibles. Il se recroqueville en position fœtale et laisse échapper un sanglot misérable.
L’image de Morrigane se sépare lui. Elle est à peine visible, la lumière qui s’en dégageait est désormais réduit à une faible étincelle. Dranaelle dégrafe sa cape et vient recouvrir pudiquement le corps de son maître, tout en le soutenant pour le relever. Khem prend une grande inspiration et ouvre les yeux. Devant vous se trouve un homme d’une quarantaine d’années, d’une beauté quelconque mais au port altier. Il semble épuisé…

Morrigane s’adresse une dernière fois à lui : « voilà ton vœu exaucé. Tiens ta promesse, et quitte la Transborée. Que jamais plus les peuples de cette région n’entendent parler de toi. Termine ton existence dans la paix, si tu le peux… ». Puis elle se tourne vers vous, sa voix n’est plus qu’un souffle : « Je voulais une nouvelle fois vous exprimez toute ma reconnaissance. Je vous suis éternellement redevable pour ce que vous avez fait. Je vous souhaite toute la réussite possible pour la suite de votre mission. Et comptez sur moi et sur Nog pour que les fémènes ne vous mettent pas des bâtons dans les roues ! A bientôt j’espère. Vous serez toujours les bienvenus en mon sanctuaire. »
Un souffle de vent… et l’image disparaît, comme la flamme mourante d’une bougie.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:43

ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Epilogue

Une nouvelle nuit tombe sur la ville assiégée de Sacralia. Une ombre furtive se tient sur les toits des tours élancées de la forteresse. Immobile, elle attend son heure, guettant le Signe… Elle attend… Elle observe…
Les orcs sont à bout. L’inaction de ces dernières semaines a fini par avoir raison de leur discipline déjà bien difficile à maintenir. Même les officiers n’en peuvent plus. L’absence de l’Archonte et de la moitié des généraux fait peser sur la Légion d’Os un vent de révolte. Thran, le chef des tribus orques du Septum de Fer, sait qu’il ne pourra pas faire traîner cette mascarade plus longtemps. D’ailleurs, il n’y comprend rien lui-même. L’Ombre sourit… Elle l’imagine bien se dire qu’il est capable de prendre la ville tout seul, et ainsi de s’arroger tous les honneurs de la victoire. Quel idiot ! Mais Elle le sait… Elle le sent… Dans les effluves du vent, dans les bruits feutrés des tentes de peaux… La soif de sang… Elle passe lentement sa langue sur ses lèvres carmines… La soif de sang submerge l’ensemble du camp orc. Demain, cette nuit peut-être, ils lanceront un assaut d’envergure. Elle pense : « mais qu’est-ce qu’ils fichent, bon sang ! Faudrait peut-être voir à se dépéch… ». Un souffle infime interrompt brusquement le cours de son monologue intérieur. Se pourrait-il que…
Le vent se met à tourner soudainement vers l’ouest. Un banc de nuages épais et noirs descend des contreforts des Monts de Cérulée. Une brume dense se répand au pied du piton rocheux, envahissant le camp des assiégeants. L’Ombre sourit à nouveau, satisfaite. Un malaise impalpable commence à saisir la Légion. Les orcs, instinctivement, sortent des tentes et hument l’air. Les worgs s’agitent et les araignées de monte laissent échapper des crissements plaintifs. La brume atteint la tente de commandement, et à son contact, la Garde d’Os s’effondre, comme foudroyée.
Car la brume murmure un bien étrange message, pour ceux capables de l’entendre… Un message que l’Ombre entend parfaitement, car il résonne en sa chair, en son sang, en ses os… En son Âme. L’Archonte Khem a cessé d’exister.
En bas, c’est la panique : les prêtres aussi ont compris, et sortent également de leurs tentes en poussant des cris d’orfraie et en se lacérant le visage. Les plus hystériques hurlent : Khem est mort ! Khem est mort ! On commence à courir en tous sens, sans savoir pourquoi…
L’Ombre pouffe. Quel spectacle réjouissant ! Mais soudain son regard se fait plus incisif : Thran, finissant de s’équiper, vient de sortir de sa tente et beugle des ordres à ses officiers.

Elle s’élance alors dans le vide, devient incorporelle, encore plus noire que l’Ombre qu’elle était un instant auparavant. En quelques secondes, Elle atteint le pied de la forteresse, et se jette dans le vide jusqu’au bas du piton rocheux, se mêlant à la brume. Rien ne peut l’arrêter, car personne ne la voit. Dans la cohue, elle choisit ses victimes. Passant de l’une à l’autre, elle trace un sillon sanglant dans les rangs des fidèles officiers de Thran, et ceux-ci meurent avant même de réaliser qu’il se passe quelque chose. Et lorsqu’ils touchent le sol, il ne leur reste pas une goutte de sang dans les veines…

Alors Kallixénia apparaît devant le chef de guerre des tribus orques. Sur sa combinaison noire, seul brille dans la nuit le symbole doré de la Faux du Desséché. Dans ses mains, deux dagues courbes dégoulinent du sang vermillon de ses dernières proies. Déployant sa Présence, tous les spectateurs alentours s’immobilisent, terrorisés. Sa voix n’est qu’un murmure, pourtant ses paroles se font entendre jusqu’à la Forteresse du Sacre : « Thran, Chef-Roi du Septum de Fer, ton règne prend fin maintenant. Moi, Kallixénia, Archonte du sang, Reine-Prêtresse de Sombrecave, je viens prendre ta vie, et ton trône ! ».
Le puissant guerrier orc a vite compris la situation. Hurlant de rage, il dégaine son large cimeterre et fond sur son adversaire. « Ce ne sera pas aussi facile que tu le crois, traîtresse ! ».
Il se trompe. Kallixénia se précipite à sa rencontre, un sourire carnassier sur le visage. Pendant quelques secondes, ils échangent des passes d’armes à une vitesse foudroyante, chacun traçant des sillons sanglants dans les chairs de l’autre. Mais si on peut croire pendant un temps qu’ils se battent à armes égales, l’illusion ne dure pas longtemps. Alors que les blessures de Thran s’aggravent et se multiplient, celles de l’Archonte s’effacent, colmatées par le sang aspiré par le pouvoir de ses dagues sur le corps de son adversaire. Les mouvements du chef de guerre se font plus lents, plus gauches. Il se met à respirer comme un soufflet de forge, son teint pâlit. Kallixénia diminue elle-aussi sa vitesse en conséquence. Encore quelques instants, et le guerrier orc s’immobilise, exsangue, les yeux vitreux, n’ayant même plus la force de tenir son arme.
La Vampire se tient, immobile également, à peine à un pas devant lui. Son sourire dévoile ses crocs, mais malgré cela sa beauté reste intacte et sa Présence n’a pas diminuée. Personne autour ne songe à bouger. Alors, d’un geste fulgurant, elle plonge ses ongles acérés dans le cou de son adversaire, et lui arrache la gorge. Le corps de Thran s’affaisse mollement dans un gargouillis écœurant.
La Reine-Prêtresse, la main ensanglantée, se dirige vers la tente du défunt Général, et s’empare de son étendard. Aucun cri, aucune protestation ne vient troubler son geste.

Sur les murailles de la Forteresse, les paladins du Sacre n’ont pas perdu une miette du combat qui vient de se dérouler. Aux côtés du Grand Maître Reghaut, un chevalier en armure rutilante piaffe d’impatience : « Dois-je donner l’ordre d’attaque, Maître ? ».
Mais le vieux paladin reste silencieux. Il observe les légions désorganisées, les officiers orcs indécis, mais plus encore, il observe la femme qui vient de s’emparer de l’étendard du Septum de Fer. Et il sent que celle-ci l’observe à son tour.
Le second paladin reprend, insistant : « Maître ! C’est l’occasion rêvée pour en finir. Il faut attaquer ! ».
Mais Reghaut l’interrompt d’un geste de la main : « Ne soyez pas si pressé, Sire Auban. Je comprends que vous ayez à cœur de redorer votre blason, mais… ». Il indique d’un geste de tête le bas du piton rocheux : « ce combat-là est achevé. » Il lui tapote doucement l’épaule. « Mais ne vous en faites pas, vous aurez encore l’occasion d’en découdre, croyez-moi. Le temps des batailles n’est pas encore terminé. » Son regard se porte vers l’est, vers les Landes Grises, et son visage s’assombrit. Le vieil homme murmure, pour lui-même : « Oh, non, ce n’est pas terminé… ».


Fin de l’Acte XI.


Dernière édition par Benjamin le Sam 18 Nov - 3:52, édité 2 fois
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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 3:48

Très bientôt, le chapitre final...
Là, il est un peu tard, je l'uploaderai demain. Bonne nuit, les petits !

I don't want that
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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:47

Les personnages :
Malach, demi-fée, druide originaire de la Forêt Invisible, Transborée
Jarlaxe, drow, guerrier originaire de Ched Nasad, Terrefonds
Pam, humaine, fusilière originaire d’Antius, Empire du Médian
Robert, humain, moine originaire de Tyracuse, Empire du Médian
Myranda, humaine, jeune abrobate originaire de Ciudalia, Transborée



ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Prologue

L’armée coalisée atteignit la bordure des Landes Grises à la mi-journée du 3e jour d’Eternal. Un soleil blafard éclairait d’une lumière maladive la lande désormais stérile de Dunsynal. Pourtant ce pâle soleil ne réchauffait en rien l’atmosphère glacée. L’hiver s’était installé et ne cédait pas un pouce de terrain. Sur un signe de Dame Zalanne Deucalion, les généraux des différents corps d’armée donnèrent le signal de la halte. Sur près d’un demi-kilomètre de large, s’étalaient des elfes, des nains, des hommes et des halfelins. C’était la plus grande alliance de tous les peuples libres qu’ait connu la Transborée. La précédente remontait à plus de 300 ans, lorsque ce qui allait devenir la Compagnie des Preux s’établit sur les rives de la Listrelle pour faire obstacle à l’avancée d’Insanias. Ce même ennemi qu’ils allaient, aujourd’hui, affronter à nouveau. Près de 10,000 soldats se tenaient là, silencieux, observant la terre maudite qui était devenue l’inspiration de toutes leurs terreurs. Mais l’espoir perdurait. Car en première ligne se trouvaient ceux sans qui cette alliance n’aurait jamais pu voir le jour. Les héros qui avaient sauvé Ciudalia de la destruction, qui avaient unis les clans nains au bord de la guerre civile, qui avaient convaincu les elfes de sortir de leur isolement. Ceux qui avaient courageusement combattu la Horde de Chair sous les murs de Bourg-Preux, et détruit l’Archonte Mardis. Ceux qui enfin s’étaient joué du piège tendu par Khem pour aller l’abattre au sein même de son domaine, à Mont Dolorossus (du moins, selon la version officielle). Ils se nommaient eux-mêmes « La Meute », et leurs exploits étaient déjà légendaires… Avec eux, tout était possible, et ils étaient tous prêts à les suivre jusqu’au bout de l’enfer.
Mais l’enfer n’était pas bien loin, ils n’allaient pas tarder à le constater…

Le vent tourna soudain, charriant des effluves de mort. Des nuages noirs veinés de pourpre masquèrent la pale lumière du jour. L’air se chargea d’électricité, provoquant des fourmillements dans les doigts et les cheveux. Et comme quelques mois auparavant au-dessus de Ciudalia, dans les nuages assombris apparut un visage, celui d’Insanias. Sa voix tonna au-dessus de l’alliance des peuples libres, les dominant de toute sa puissance : « Je fus emprisonné pendant 300 ans… Banni de ma propre patrie ! Et vous osez maintenant pénétrer dans MON DOMAINE ?... Vous n’êtes pas prêts… » (petit clin d’œil à ceux qui reconnaîtront cette référence Very Happy ).
Le visage disparut, remplacé par une image, celle de la Lande hostile qu’ils avaient sous les yeux. L’image se mit à se déplacer, de plus en plus vite, leur montrant le chemin qu’ils avaient à parcourir. Ce qu’ils découvrirent leur noua les entrailles. Ils virent la lande rocailleuse et glacée, battue par un blizzard permanent formant des congères mortelles. Ils virent les hardes de Maraudeurs morts-vivants et de chiens de mort errer dans la neige en quête de proies.
Puis l’image se modifia, s’assombrit encore et ils plongèrent alors dans une forêt noire, immobile et silencieuse. Progressant sur des sentiers invisibles, ils sentirent la promesse d’une mort rapide pour tous ceux qui oseraient s’aventurer sous ses frondaisons corrompues. Plus le voyage se prolongeait et plus la sensation d’oppression suffocante se faisait forte, à tel point que certains spectateurs en oublièrent même de respirer.
Puis, au-delà de la forêt, apparut enfin la Plaine Profanée. Du ciel constellé d’immenses nuages noirs tombaient en permanence des éclairs pourpres aveuglants, illuminant un paysage apocalyptique, fait de roches éclatées et de profondes crevasses. Au centre de la Plaine, s’élevait l’Ancienne Cité de Chrysophée. La Ville Fantôme était toujours éclairée des milliers de points lumineux qui n’étaient autres que les Âmes de ses habitants. Et tous purent voir dans leurs rangs les Généraux, les Âmes Damnées de l’Archonte qui veillaient chacun sur l’un des quartiers de la ville.
Et là, proche des ruines du palais royal, apparut la tête immense de Scylfangen. Déployant ses ailes déchirées, le cri de la dracoliche se confondit avec le rire d’Insanias…

L’image s’effaça et le visage de l’Archonte réapparut dans le ciel, terrifiant. Les traits dévorés par la haine et le fanatisme, il hurla : VOUS N’ETES PAS PREEEEEEETS !.... Et le visage lui aussi disparut dans les nuages, ne laissant sur les bords de la Lande que des soldats terrorisés et des officiers blafards. Maintenant qu’ils connaissaient les épreuves et les adversaires qui les attendaient, restait-il encore un espoir de vaincre ?

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:49

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Conseil de guerre

Vous avez quitté Sacralia le 25e jour de Glacial, avec presque la totalité de la force armée de l’Ordre du Sacre, soit 1500 hommes environ. Après 5 jours de voyage dans le froid et la neige, vous avez fait jonction avec l’armée coalisée à Mavalgarde. Après un jour de repos, voyant que l’accalmie semblait se prolonger, l’armée ainsi complétée à environ 10,000 soldats (2800 elfes d’Avalonnee, 2000 nains et gnomes de Kharad-Don, 3000 soldats de la République, 400 rescapés de la Compagnie des Preux, 300 Halfelins du Canton Vert, 1500 soldats du Sacre) se dirigea vers l’est et pénétra dans les Landes Grises. C’est au début de ce mois d’Eternal 1603 G.O., que va se jouer le destin de la Transborée, la bataille finale contre l’Archonte fou, le responsable de deux guerres et des affrontements les plus meurtriers qu’ait connu cette partie du monde.

Le moral des troupes se trouve très affecté par la vision envoyée par Insanias, et l’état-major décide de dresser le campement à l’endroit même. Sous la grande tente où Dame Zalanne a dressé son quartier général, se tient à nouveau un conseil de guerre décisif. Tous les stratèges militaires et les officiers supérieurs sont présents :
- Pour Bourg-Preux : le Capitaine Eirinn et les centeniers Baderic et Gaidéris,
- Pour les elfes : la princesse Ysilbeth et ses deux généraux, Thale Del’Ellowuyr et Erryl Del’Issyen, ainsi que Dame Caïthness Deucalion,
- Pour les nains : le Seigneur de la Pierre Havelock Dhurg, accompagné d’un Maître des Runes du clan Yurgrimm,
- Pour Ciudalia : Dame Zalanne, le Général Hernando Rodrigue, Aldabert de Clairval, et Althène.
- Pour Sacralia : les trois Grands Maîtres de l’Ordre, Sires Reghaut, Hector et Aubry.
- Pour les halfelins : la Cheftaine Fenouille Liseron.
- Et bien évidemment votre petit groupe de 5 valeureux héros !

Toujours très pragmatique, la magicienne tente très vite de mettre en avant les points positifs que l’on peut tirer du message de l’Archonte : au moins, on sait à peu près à quoi s’attendre sur le trajet, et il faut s’organiser en conséquence. Sire Aubry ne l’entend pas de cette oreille, et conteste la nécessité d’une attaque immédiate. Il redémarre une nouvelle fois un débat visiblement entamé il y a plusieurs jours.
- Aubry : « Insanias a déjà perdu et il le sait. Tout son plan reposait sur des frappes violentes et une victoire rapide. C’est pour cette raison qu’il nous dévoile son jeu et tente de nous faire peur avec cette vision, mais il n’a plus aucune force militaire d’envergure pour nous envahir. La Horde de Chair et la Légion d’Os ont été vaincues, il n’a plus rien à nous opposer, hormis ses généraux et les âmes qui hantent Chrysophée. Mais ici, il a l’avantage du terrain et celui-ci est particulièrement inhospitalier… Pourquoi devons-nous risquer la mort de nos hommes dans cet enfer ? Je ne dis pas qu’il faille se désintéresser du problème, mais laissons les hommes se reposer et attendons au moins le dégel ! »
Hernando Rodrigue est assez d’accord avec lui. Plusieurs autres généraux hochent la tête, toujours secoués par la vision envoyée par l’Archonte.
- Zalanne rétorque, d’une voix glaciale : « on a déjà parlé de ça, messieurs. Que faites-vous de la menace de l’eoscillateur ? Insanias peut tirer à tout moment… Ciudalia est protégé par l’eosmomètre, mais il peut réduire en cendre Sacralia ou Bourg-Preux, ou même Shyleth Breen si l’envie lui en prend. Il ne vous restera rien à protéger, à ce moment-là ! »
- Aubry est dubitatif : « alors pourquoi ne l’a-t-il pas fait jusqu’à présent ? »
- Zalanne fait la moue, pensive et agacée : « ça, je ne sais pas. »
- Aubry continue : « moi, je pense qu’il n’en a pas la possibilité. Il a dû dépenser des quantités effroyables d’eos pour les deux tirs précédents, et il en dépense toujours pour maintenir les conditions météorologiques qu’il souhaite autour de Chrysophée. »
- Zalanne : « peut-être, mais êtes-vous prêt à parier le salut de votre cité sur cette hypothèse ? Je reste persuadée qu’une attaque immédiate est la meilleure solution. Qui sait si dans deux ou trois mois, il n’aura pas mis sur pied une autre légion qui rendra l’accès de Chrysophée encore plus périlleuse. Et vous oubliez une chose capitale : Insanias continue de drainer l’eos de la Transborée comme si de rien n’était. Pendant que nous attendons, notre puissance diminue encore, et la sienne augmente. Peut-être qu’il n’est pas capable de tirer maintenant, mais… »
Une voix nouvelle interrompt soudain la magicienne : « il le peut, n’en doutez pas ! ».

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:50

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : les informations du Passeur

Les participants sont surpris par l’entrée sous la tente d’une forme fluette et encapuchonnée. Même si son visage reste invisible, vous le reconnaissez instantanément : c’est Mallenroh, le Passeur d’Avalonnee. Son arrivée est accueillie avec soulagement par Zalanne et Ysilbeth. Cette dernière fait les présentations pour ceux qui ne connaissent pas l’énigmatique conseiller du Naelos. Interrogé, celui-ci développe son propos : « J’ai fait mes calculs. Depuis le tout le temps que l’eoscillateur de Chrysophée a été remis en route (c’est-à-dire bientôt 4 ans maintenant), la machine a fonctionné à pleine puissance. Le rayon d’action, nous le savons, a englobé l’ensemble de la Transborée. C’est colossal. Insanias doit disposer d’une quantité inimaginable d’eos. En aucun cas les deux seuls tirs qu’il a réalisés n’ont pu épuiser cette réserve. Se tournant vers Sire Aubry : Pour votre information, Monseigneur, les quantités nécessaires au maintien d’un climat particulier, aussi spectaculaire soit-il, ne sont pas si importantes que vous le pensez. Aucune commune mesure, en tout cas, avec celles nécessaires pour un tir. »
- Aubry : « alors je réitère ma question. Pourquoi ne nous a-t-il pas anéanti alors qu’il en a l’occasion et la puissance ? »
- Mallenroh : « ça, effectivement, nous n’en savons rien. Mais je vois plusieurs raisons possibles : peut-être que ma sœur, Séphora, sa captive, et la seule personne qu’il a à sa disposition pour faire fonctionner le canon, est aujourd’hui dans l’incapacité de le faire, pour quelque raison que ce soit. Peut-être qu’il a été échaudé par sa dernière tentative. Le moins qu’on puisse dire est qu’il ne s’attendait pas à la présence de l’eosmomètre à Ciudalia. Si nous disposons d’un dispositif de ce genre soit sous notre contrôle dans chacune des grandes agglomérations, c’est une quantité significative d’eos qu’il gaspillera pour rien ! Nous n’avons pas ces dispositifs, mais ça, il n’en sait rien. C’est heureux pour nous, mais Insanias a négligé un aspect important dans tout conflit d’envergure : la gestion de l’information. Si l’absence de communication magique à distance nous handicape fortement, il en est de même pour lui. Dans Chrysophée, il est aveugle et sourd… »
- Havelock Dhurg, le général nain, intervient, un peu bougon : « on aurait bien aimé qu’il soit muet aussi, ça nous aurait évité des problèmes… ».
- Mallenroh continue, imperturbable: « C’est vrai que côté espionnage, Insanias n’a pas été très actif : en dehors de la jeune Sélinda Avernus, il n’a pas jugé utile de placer d’autres taupes parmi nous (du moins, pour ce que nous en savons aujourd’hui). Par contre, il sait que nous avons conservé un moyen de transport magique, les téléporteurs de l’Ombre du Roi, qui nous permettent, à Gilles de Réhan et à moi-même, de nous déplacer suffisamment rapidement sur les sites sensibles. Si jamais il met le canon sous tension, nous aurons le temps de réagir et potentiellement de contrecarrer son tir. Malheureusement, la quantité d’eos que nous avons à disposition est incommensurablement inférieure à la sienne, et nous ne tiendrons pas la distance si un tel affrontement s’engage. Comme vous l’avez souligné, Monseigneur, son objectif était en effet une guerre éclair : Ciudalia devait subir le même sort que Kermael et être détruite par l’eoscillateur. Kharad-Don devait être empêtré dans une guerre civile et Bourg-Preux contaminé par le Fléau de Mornoeil, à la merci de la Horde de Chair. Une fois les populations survivantes (ou pas…) enrôlées dans son armée, son objectif était vraisemblablement de marcher sur Avalonnee. Entre parenthèse, je ne pense pas que Lyrrdia Del’Varna ait été en cheville avec Insanias. Disons que son petit coup d’état est tombé plutôt bien pour lui… A l’heure où nous parlons, l’ensemble de la Transborée aurait déjà été sous la coupe d’Insanias si ces jeunes gens n’avaient pas mis les pieds dans le plat un peu partout ! » Il vous sourit avec chaleur tout en pointant le doigt vers vous. « Que disais-je déjà ? Ah oui : le danger que représente aujourd’hui Insanias est bien réel. Je suis complètement d’accord avec Dame Zalanne : nous devons frapper maintenant ! »

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:52

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Divergence d’opinion

Pourtant, Sire Aubry n’en démord pas : « Je comprends vos arguments, Monsieur, soyez-en certain. Mais je reste persuadé que c’est du suicide pour nos hommes. Vous avez vu comme nous ce qui nous attend. Nos moyens magiques sont limités, nous ne pourrons pas protéger nos troupes. Le blizzard seul va les tuer plus sûrement qu’une armée de morts-vivants ! »
- Zalanne : « pour le blizzard, nous devrions quand même avoir assez de puissance pour nous en accommoder, ou du moins l’atténuer. J’en fais mon affaire. » Elle lance un regard en biais vers Malach en qui elle cherche du soutien. Votre camarade druide la rassure sur ce point.
- Aubry : « Et pour la forêt ? »
- Zalanne (excédée, les yeux au ciel, elle tapote furieusement des doigts sur la table) : « Par l’enfer, Aubry, reprenez-vous ! Oui, c’est dangereux ! Oui, c’est une guerre ! Oui, il va y avoir des victimes ! »
- Caithness, très calme, intervient d’une voix douce : « du calme, Zal… ». Toute autre personne aurait reçu un regard noir, mais il semble que la sœur jumelle de la Magistère soit la seule à avoir un tant soit peu d’influence sur cette dernière.
- Aubry (le visage pincé, ces yeux lancent des flammes dignes du Crame-Cul !) : « Ma Dame, ne me prenez pas pour un enfant de chœur ! Je suis un religieux, mais un religieux combattant, et je ne reculerai pas devant une bataille. Mais je veux mener un combat que je peux gagner, et j’ai l’habitude de me fier à mon instinct et à ma foi. Dans le cas qui nous occupe, je ne pressens pas des victimes, je pressens un carnage ! Et même s’il devait y avoir des survivants après avoir traversé la lande glacée, la forêt hantée et la plaine corrompue… ça nous avancera à quoi si les armes NON MAGIQUES de notre armée ne sont même pas capables de blesser un seul spectre de Chrysophée, sans parler de la Dracoliche !!? ».
Un silence gêné accueille la tirade du Grand Maître du Sacre, car tout le monde en ressent le bien-fondé. L’armée n’est pas de taille à affronter ce qui les attend, et elle sera sans ressources devant les créatures qui peuplent les Landes…

La discussion reprend dans une atmosphère toujours tendue, mais plus constructive. Il devient rapidement évident qu’un groupe d’infiltration constitué des éléments les plus puissants parmi les forces coalisées aurait certainement plus d’impact.
- Zalanne : « ce serait en effet le plus logique, il est vraisemblable qu’un tel groupe devrait pouvoir traverser sans trop de difficultés la lande et la forêt, voire même tout simplement passer par-dessus. Mais nous manquons d’informations sur le nombre et la puissance des ennemis que nous allons trouver dans la ville. Imaginons un peu le cas du pire : si nous voulons être discrets, ce groupe serait composé au maximum d’une quinzaine de personnes. Et qu’avons-nous en face : Insanias et son eos, Scylfangen, les 8 généraux et l’ensemble de leurs troupes respectives ? ça me parait un peu compliqué, pour ne pas dire suicid… »
Une nouvelle fois, une voix inconnue s’élève et interrompt la magicienne : « 7 ! »
- Zalanne (interloquée) : « que… quoi, 7 ? »
- La voix reprend : « 7 généraux. Pas 8. »
Toutes les têtes se tournent vers une silhouette inconnue qui se découpe dans l’embrasure de la tente.
Le centenier Baderic s’écrie, avec son accent caractéristique : « Mais par tous les Vaux d’Ouromagne, qu’est-ce que c’est que ce cirque, on rentre ici comme dans une taverne à filles ou bien ? »
Il ne faut pas longtemps à plusieurs personnes présentes pour se lever précipitamment en hurlant : « mort-vivant ! ». Avant que la situation ne dégénère, vous intervenez pour calmer l’assistance, car vous avez reconnu Dranaelle, la générale elfe de Khem. Cependant, celle-ci a subtilement changé. Bien qu’elle ne soit techniquement pas une morte-vivante, il est vrai qu’elle y ressemble… Les présentations faites (et les gardes à l’entrée recadrés pour leur manque de vigilance), Dranaelle vous explique qu’elle a changé d’allégeance depuis la « disparition » de Khem, elle a désormais reçu l’Emprise de Kallixénia. Envoyée par celle-ci, elle est là pour vous apporter à nouveau d’importantes informations.

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:54

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Les sept Âmes Damnées d’Insanias

Dranaelle vous explique qu’elle a eu l’occasion de se rendre à Chrysophée il y a quelques mois. Insanias avait demandé à Khem de lui envoyer un intermédiaire de confiance pour recevoir et transmettre ses instructions et la coordination des opérations à venir. Elle n’a jamais eu affaire à Insanias personnellement, seulement à son Grand Prêtre, et elle n’est jamais allée au sommet de la Tour Close. Comme les autres archontes, Insanias a la possibilité d’offrir son Emprise à huit individus au maximum. Actuellement, Insanias devrait disposer de seulement 7 « âmes damnées », car deux sont morts (il s’agit de Thessala Vardale et Horacio Avernus), et l’un d’entre eux a été très probablement remplacé récemment. Sa visite à Chrysophée date déjà de quelques mois, donc elle ne sait pas si un huitième « chanceux » a pu être nommé, mais elle en doute. Vous en connaissez déjà la plupart. L’un d’eux arpente constamment la forêt morte, il n’est théoriquement jamais en ville. Un autre garde les niveaux inférieurs de la Tour Close. Les quatre suivants ont chacun la garde d’un des quartiers de la ville. Ils ont également la charge de protéger des bâtiments spécifiques où ont été construites des machines qui semble liées à celle qui se trouve au sommet de la Tour Close. Dranaelle ne sait pas exactement ce que sont ces machines, elle ne les a pas vues personnellement, mais elle a vu que des lignes d’énergie magique les relient à la Tour. Mallenroh, questionné sur ces machines, reste perplexe.

Luchian « Le Démon Noir » : (Voir l’historique de Luchian dans l’Acte précédent). Depuis la trahison et la disparition de Khem, Luchian Domingo est retourné à son vrai maître. Insanias s’est empressé de lui accorder à nouveau son emprise. Luchian est un combattant au corps à corps se battant avec une épée à 2 mains. Ses capacités, sa résistance et ses sens ont été renforcés par les rituels impies auxquels il s’est adonné pendant ces deux dernières années. Il est méthodique et fanatique, prêt à mourir sans hésitation pour Insanias. Il ne commande désormais plus qu’une petite unité de Chevaliers d’Os dont il a conservé le contrôle après la disparition de Khem. Luchian contrôle l’ancien quartier militaire de la ville, il a établi ses quartiers dans le vieux donjon du Sacre.

Les Sœurs Vardale : Moriana « La Maîtresse des Voiles Fantômes » et Kayla « L’Âme Assassine » : Moriana est la sœur aînée de Thessala et de Kayla. Originaire de Féménie, elle commença sa carrière dans son clan, les Ver de Griffes, en tant que Sorcière de la branche chamanique. La ou les raisons pour lesquelles elle a quitté la Féménie avec ses deux sœurs ne sont pas connues. On suppose qu’elles se sont enfoncées dans les Landes Grises, où elles ont survécu contre toute probabilité. On raconte même qu’elles auraient pénétré dans Chrysophée et embrassé la religion du Desséché bien avant la réapparition d’Insanias. Il est donc assez logique qu’il les ait prises sous son aile lorsqu’il est arrivé sur place, leur accordant son emprise à toutes les trois. Elles sont donc, chronologiquement, ses premières âmes damnées. Thessala est morte devant les murs de l’Ars Magica au mois de Tempéral (voir Acte V). Moriana contrôle le quartier des Temples, et a investi personnellement le Temple Cyclothéiste. Elle contrôle des morts-vivants intangibles (ombres, âmes en peine, spectres) et dispose à son service d’un chapitre (une vingtaine) d’Embaumeurs qui eux-mêmes contrôlent leur quota de morts-vivants. Kayla, quant à elle, dirige l’ancien quartier marchand, à l’entrée de la ville. Elle réside dans le Doge, l’ancien bâtiment de la Guilde des marchands. Sa zone est assez peu peuplée de morts-vivants, car elle-même n’est pas une prêtresse. Elle dirige une escouade de combattants fanatisés, recrutés dans les bas-fonds des différentes villes de Transborée, qui sont chargés de surveiller l’entrée de la cité.

Zora « L’Epine Noire » : (Voir l’historique de Zora dans l’Acte X). Comme vous le savez, Zora fut chargée de surveiller Mardis pour le compte d’Insanias, et ce dernier lui a accordé à nouveau son Emprise une fois qu’elle eut rejoint Chrysophée après la débâcle de la bataille de Bourg-Preux… Maintenant qu’elle ne bénéficie plus de l’Emprise de Mardis, la taille de sa « légion » a considérablement diminué, mais elle reste l’une des plus puissante Âmes Damnées de l’Archonte. Elle dirige également un chapitre d’Embaumeurs (dont la moitié sont morts dans la Bataille de Bourg-Preux) qui eux-mêmes contrôlent leur quota de créatures mortes-vivantes. Ses servants les plus redoutables sont ses Eglantueurs et son « mamour », une énorme araignée sépulcrale avec laquelle elle crée des Momies des Toiles. Elle a également gardé sous son contrôle un certain nombre d’ogres zombis et de Maraudeurs résidus de la Horde de Chair. Elle réside dans un ancien Palais d’une famille noble, dans les beaux quartiers de la ville.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:55

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Les sept Âmes Damnées d’Insanias (suite)

Dizalbad « le Saccageur » : Dranaelle ne sait presque rien de lui, elle ne l’a jamais vu en personne. Dizalbad est le Vénérable druide qui avait en charge le Cœur du Royaume au moment où la catastrophe eut lieu. De ce qu’elle a compris, il était dans une telle symbiose avec sa forêt qu’il a subi le même sort qu’elle. Il est devenu « Le Saccageur », un mort-vivant qui arpente sans cesse sa forêt. Pendant trois siècles, il est resté ainsi, croyant être toujours son protecteur et son guide. Puis Insanias est venu, et il lui a imposé sa volonté comme il sait si bien le faire, lui le Maître des Âmes. Dranaelle ne sait pas si Dizalbad dirige une légion… Son opinion ? Elle pense que la Forêt Morte EST sa légion…

Néthéreb « L’Accusateur », « Le Peseur des Âmes » : Néthéreb est le Conseiller direct d’Insanias, à la fois son Grand Prêtre et son Chambellan. Il garde l’accès à la Tour Close. Il vous faudra passer par lui avant d’atteindre l’Archonte. On l’appelle l’Accusateur car il a la charge quasi mystique de juger la recevabilité des requêtes des âmes mortelles qui viendraient demander réparation ou vengeance contre les vivants qui leur ont causé du tort… Seules les âmes qui auraient « passé » avec succès l’interrogatoire de Néthéreb seraient autorisées à être reçues et écoutées par l’Archonte afin que leurs volontés soient connues des vivants… Néthéreb est un prêtre mort-vivant, et il contrôle son quota habituel de morts-vivants intangibles. Ses plus redoutables serviteurs sont les Chevaliers Fantômes, des armures vides qui montent la garde dans la Cour du Portail.

Héva « La Reine Froide » : (Voir l’historique de Héva dans l’Acte précédent). Suite à sa défaite, à laquelle vous avez contribuée, à Mont Dolorossus contre les forces de Khem, Héva a quitté la ville avec Luchian. Il y a fort à parier qu’elle l’a accompagné à Chrysophée ou Insanias aura pu lui accorder son Emprise, car elle en a bien évidemment la stature. De plus, elle lui a apporté son unité de Cultistes de l’Hiver qui lui est resté dévouée. Dranaelle ne sait pas si Héva contrôle ou pas une zone de la ville. Selon elle, ce n’est pas le cas. Elle est la dernière arrivée, l’élément de surprise qu’il placera là on bon lui semblera. Elle prend un air grave et sa voix devient aussi tranchante que la glace :« C’est pour elle que je suis là. Elle qui a été bénie par l’Hiver comme je l’ai été. Elle a trahi la confiance de Khem, qui l’avait accueillie, protégée et nourrie lorsqu’elle était traquée et affamée. Elle va payer pour cette trahison, et je la tuerai de mes propres mains. Je m’en suis fait le serment ! ».

Puis elle conclut : « Pour terminer, il y a la Dracoliche, Scylfangen, ramenée par Moriana des tréfonds de Kharad-Don. C’est Insanias qui contrôle directement la bête désormais. L’Archonte a aussi créé ses propres gardes morts-vivants, les plus puissants d’entre eux sont sous ses ordres et protègent la Tour Close. Mais il y a aussi autre chose à Chrysophée… Une Présence puissante et malfaisante qui est là depuis bien plus longtemps. Peut-être depuis la destruction de la ville. Je ne l’ai pas vue, mais je l’ai ressentie. Je l’ai entendue. Elle m’a parlé par la voix de milliers d’âmes, comme si la population entière de la cité souhaitait m’accueillir en son sein, me promettant, à moi, la vivante, les tourments de la damnation… (elle frissonne à l’évocation de ce souvenir). Est-ce que l’Archonte contrôle également cette… entité, je ne saurai le dire… Mais il est clair qu’au moins une sorte de statu quo semble s’être installé entre eux…"
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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:57

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : Plan d’attaque

La discussion progresse sur la façon de procéder. L’idée du groupe d’intervention d’élite fait l’unanimité, cependant, Havelock et plusieurs autres généraux (elfes, halfelins, Compagnie des Preux) sont d’accord sur un point : « les soldats veulent en découdre ! Ils ne sont pas venus ici pour rien ! »
Le plan qui se dessine est de traverser la lande avec l’armée et d’entrer dans la forêt afin de provoquer une confrontation et d’attirer quelques-unes des Âmes Damnées, histoire de « dépeupler » un peu la ville et de donner plus de chances au groupe de choc.
Concernant ce dernier, seuls ceux qui peuvent se protéger contre la nécromancie et l’énergie négative pourront entrer dans la ville : vous est en tête de liste, bien sûr. Les paladins les plus puissants (Sire Auban et un groupe restreint trié sur le volet), ainsi que Eirinn Main d’Argent. Néro et Fhayal se portent également volontaires. Zalanne sera bien sûr du voyage, et aussitôt Caïthness annonce qu’elle vous accompagnera. Le regard de sa sœur s’assombrit, mais elle ne dit mot. C’est également d’un air décidé qu’Althène déclare que sa présence est, elle aussi, indispensable : les pouvoirs spéciaux de Sélinda sur les morts-vivants en font un atout précieux. Le cœur de Malach se serre : toute sa famille sera en première ligne…

Mais Mallenroh n’a pas encore dévoilé toute sa stratégie : « cela fait deux mois déjà que j’ai entamé la réalisation d’une ligne de connexion magique fonctionnelle entre Nessaya et Chrysophée. Une très grande partie des réserves d’eos encore disponible en Avalonnee a été utilisée dans le processus. Cela nous permettra de communiquer directement avec Gilles et l’eoscillateur lorsque nous serons à Chrysophée, et nous pourrons coordonner les contre-offensives dans le cas ou Insanias déciderait d’utiliser à nouveau le canon (ce qui parait hautement probable). L’autre intérêt, crucial, est de pouvoir également utiliser ce « chenal » pour nous enfuir par téléportation en cas de force majeure, ou si jamais nous devions utiliser le canon de Nessaya pour détruire Chrysophée. Dans cette optique, je porterai sur moi la « balise » en eos nécessaire à la précision du tir de Gilles, si cela devait être le cas. Je porterai aussi une fusée de signal si jamais nous devons en arriver là, de façon à ce que tout le monde, si nous étions séparés, comprenne qu’il faut filer rapidement. En pratique : j’ai enterré des billes d’eos à intervalle régulier tout le long du chemin ! L’objectif était évidemment de faire cela le plus tard possible, pour que l’eos ne soit pas entièrement absorbé avant le moment fatidique. Il me reste les dernières dizaines de kilomètres à faire, je vous rejoins là-bas dès que j’ai terminé. Dans tous les cas, n’entrez pas dans la cité sans moi, ou vous courrez à votre perte. »

Après la fin de la réunion, vous décidez d’interroger Mallenroh sur l’implication de sa mère dans toute cette affaire et sa possible présence en Transborée. Il répond, très sceptique : « Ma mère doit être très loin d’ici. Etant donné son histoire, et la somme de connaissance qu’elle détient, elle doit être recherchée par de très nombreuses et très puissantes personnes partout dans Luin. Je comprends qu’elle se cache. Elle a sans nul doute mis en place tous les rouages et les éléments nécessaires en prévision d’une crise telle que celle-ci. La construction du polytemple, et celle de l’eosmomètre de Ciudalia en sont la preuve. Mais je pense que son implication dans tout ça s’est arrêtée là. Elle est comme ça (un haussement d’épaule, et vous entendez dans sa voix un petit rire désabusé) : elle n’a pas un mauvais fond, mais partout où elle passe, elle crée des trucs dingues, elle fout le bordel en croyant bien faire, et elle part sans rien dire… (puis une pointe d’amertume) Franchement, je ne compterais pas trop sur elle si j’étais vous… Et c’est vraisemblablement mieux comme ça. »

Dans le campement militaire, vous retrouvez un grand nombre de personnes que vous avez rencontré lors de vos aventures. Chez les elfes : Larissa, Velwyn, Amlor (le frère d’Ysilbeth) ainsi que le Vénérable Merwyn, sont du voyage. Chez les nains : la gnomette Abbie « Lestelame » Faerdalen et plusieurs membres de son clan, et le capitaine Korbel. Dans les rangs de la Compagnie des Preux : Vikram et Heyggle, compagnons de la première heure. Dans les rangs de Sacralia : Sœur Saphène.

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Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:57

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : La Lande de Dunsynal

Le lendemain, l’armée de met en marche en direction de la lande gelée. Zalanne, Malach et le Vénérable Merwyn se répartissent le long de la colonne et se relaient pour contrôler le climat alentour et diminuer la tempête qui fait rage sans discontinuer. Sans cela, une grande partie de l’armée aurait été purement et simplement annihilée par le froid et les congères. Quelques violentes rencontres avec des groupes de maraudeurs et de chiens de morts ont lieu, mais la vaillance et l’efficacité des troupes du Sacre devant de tels ennemis sont décisives. Vers la mi-journée, l’alerte est donnée par les sentinelles : une importante troupe approche par le sud. Après un instant de flottement, il s’avère qu’il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle : l’armée est en effet rejointe par des troupes fémènes ! Environ 1000 barbares de clan variés : Tigre Noir, Grand Cerf, Cheval Rouge, Serre d’Aigle, et même… Ver de Griffe ! Circée de Zia, Clayton, et Tarja Ver de Griffe font partie de l’effectif. Il faut cependant toute la diplomatie (musclée) de Zalanne, et celle (plus souple) du Capitaine Eirinn Main d’Argent, pour que les Chevaliers du Sacre acceptent de faire cause commune avec ces alliés inattendus mais ô combien précieux. Une habile positionnement des troupes règlera le problème.
Plus l’armée s’enfonce dans la lande, et plus les rencontres avec les morts-vivants qui hantent l’endroit sont fréquentes. La brutalité des barbares fémènes fait merveille, et l’on déplore finalement des pertes minimales au sein des forces coalisées. Le soir venu, le campement s’installe tant bien que mal, alors que les lanceurs de sorts contrôlant le climat continuent de se relayer et tentent de se reposer. Malach, épuisé par un effort constant, viendra finalement vous rejoindre sous la tente qui vous est attribuée près de l’état-major, et s’effondre de fatigue.

La même stratégie est appliquée le lendemain. Somme toute, la traversée de la Lande se fait sans anicroches majeures, et le moral des troupes s’améliore sensiblement.

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Re: Résumé

Message  Benjamin le Sam 18 Nov - 12:58

ACTE XII, LA FIN DU MONDE : La Terreur de la Forêt Morte

Cela n’est que de courte durée. Dès l’entrée dans la Forêt Morte, l’ambiance change du tout au tout. Le silence qui y règne est absolu, et d’autant plus angoissant qu’il fait suite au mugissement continuel du vent et de la neige qui régnaient sur la lande. Les troncs noirs des arbres ne portent aucune feuille. Aucune vie, aucun cri d’oiseau ni bourdonnement d’insecte ne vient troubler l’immobilité parfaite du paysage, figé dans le froid. Même l’épaisse couche de neige qui recouvre le sol n’émet aucun son sous les pas des soldats. L’armée progresse alors à vitesse réduite, le cœur des hommes serré par la certitude poignante qu’aucun être vivant n’est le bienvenu en ces lieux.
Vous êtes sur le qui-vive, car votre compagnon Malach vous a prévenu : vous êtes maintenant entrés sur le domaine de Dizalbad, le druide renégat. Vous décidez de vous rendre à l’avant-garde, quelques dizaines de mètres devant les premiers escadrons, Jarlaxe et Myranda en tête.
Les premières rencontres ne sont que des altercations rapides avec des lianes chasseresses, mais pour une armée telle que la vôtre, ce n’est pas un gros problème. Puis des cris d’alarme vous parviennent sur les flancs : des petites formes noires sont aperçues furtivement. Leur nombre semble augmenter mais aucun affrontement d’envergure n’a encore eu lieu. C’est alors que de formidables craquements retentissent devant vous : quelque chose approche ! Quelque chose de gros !

Un arbre colossal apparaît. Il se déplace lentement, ses énormes racines s’enfoncent dans le sol à la façon de griffes, se déformant afin de le tracter dans votre direction. Son tronc fait bien 6 m de diamètre, tandis que ses branches noires, dépourvues de feuilles, s’étalent sur un rayon de plus de 15 m. D’innombrables lianes sont suspendues entre les branchages. Certaines sont animées de violents mouvements de fouet, tandis que d’autres servent de fixation à de gros cocons noirâtres qui pendent telles de macabres décorations. Tout autour du monstre végétal, des créatures humanoïdes à la peau d’écorce noire, sans yeux ni bouche, se déplacent à l’unisson pour tenter de vous encercler. Vers la base de l’immense tronc, les fibres végétales s’écartent pour révéler un orifice de deux fois la taille d’un homme, suintant d’un suc corrosif. L’un des cocons tombe soudain et se fend sous l’impact. Dans un bruit écœurant, la poche végétale s’ouvre et laisse apparaître un nouvel être noirâtre difforme.
Malach fait appel à sa mémoire et aux discussions qu’il a eu avec les autres druides. Il finit par identifier le monstre comme étant un orquier. Son nom provient de la ressemblance (lointaine) qu’ont ses « fruits » avec de petits orques. L’arbre contrôle les lianes, mais il dirige également ses « sciorques » à l’aide d’une télépathie rudimentaire, lui permettant de synchroniser leurs déplacements et leurs attaques. De plus, ce spécimen est particulier : car bien entendu, rien de vivant ne réside dans la Forêt Morte, et cet orquier-là est bel et bien un mort-vivant !
Pour vous, ce serait plutôt une bonne nouvelle. Mais vous comprenez vite que vous avez devant vous un adversaire redoutable, dont la puissance est bien au-delà des compétences des soldats et même des officiers de l’armée. Vous criez à vos troupes de se replier au plus vite et vous vous préparez à affronter seuls la Terreur de la Forêt Morte.

De la bouche du monstre sort un cri rauque aux sonorités d’outre-tombe. Ses branchages se tendent vers vous imperceptiblement et de nombreuses lianes se mettent en mouvement.
Malach et Pam restent prudemment hors de portée et commencent à arroser la zone de sortilèges et coups de fusil. Jarlaxe sort ses hachettes boomerang et vise le tronc de la créature, tandis que Myranda et Robert s’interposent afin de stopper l’encerclement des sciorques. Ceux-ci ne sont pas bien résistants, et tombent comme des mouches face à ces deux experts du combat rapproché. Mais leurs manœuvres portent cependant leurs fruits, car ils réussissent à attirer Myranda à portée des lianes. La jeune acrobate (dont le ventre commence déjà à s’arrondir) évite lestement les coups de fouet les plus meurtriers, mais les attaques portées par le monstre sont simplement trop nombreuses. Une liane réussit à se saisir de la jeune femme, la soulève de terre comme l’on ferait d’une simple pomme, et la dirige vers la bouche grande ouverte du géant végétal !
Heureusement, un lancer de hachette très bien ajusté de Jarlaxe réussit à couper la liane et Myranda peut aisément se libérer après être retombée au sol. La tactique du monstre sera ainsi mise en échec à plusieurs reprises, grâce à la coordination de vos attaques et les impressionnantes esquives des deux gymnastes. Quant à votre ami elfe noir, les ripostes automatiques de son armure de lames découpent en fines rondelles le moindre tentacule végétal qui oserait s’approcher trop près de son anatomie. Les rangs des minions s’étant enfin éclaircis, vous pouvez concentrer vos assauts sur la gigantesque créature et celle-ci finit par s’effondrer avant même l’arrivée des renforts.
C’est sous les vivats des soldats que vous savourez à juste titre cette première victoire.

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