Les terres errantes

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Les terres errantes

Message  CHIREN le Ven 1 Juin - 13:29



« Chers auditeurs et amis, je vous souhaite la bienvenue à cette nouvelle série de conférences tirées de mes écrits, mes voyages et mes aventures. Pour plus de détails, je vous renvoie à la série de mes parutions, disponibles chez tous les bons bouquinistes et parcheministes. Si elles n'y sont pas, c'est que vous avez un très mauvais fournisseur.

Où en étais-je ? Oui, cette nouvelle conférence, donc, est intitulée : "Matelots et vives eaux, une re-découverte des Archipels". Vous pensiez tout connaître, ou simplement avoir une connaissance raisonnable de nos terres errantes ? Balivernes et billevesées ! Rien ne saurait être plus faux, sans quoi je ne m'attacherais pas à un nouveau cycle, moi dont il est bien connu que je suis sans nul doute le plus grand voyageur de ces îles depuis des éons.

J'ai, dans le domaine du voyage et dans l'art de la navigation, développé des aptitudes que les îliens que vous êtes, cher public, ne sauraient concevoir. J'ai fait l'acquisition d'instruments et d'outils rares, certains hérités de ma nombreuse et illustre famille. J'ai d'ailleurs offert personnellement un ventastrolabe de grande valeur à l'archiprince de la florissante île de Gorode. A l'occasion de son anniversaire, c'était un fête de toute beauté, et quelle distinction ! Si vous aviez été en ces lieux à mes côt... Plaît-il ? Je m'éloigne de mon sujet ?

Attendez seulement que je vous narre cette histoire. C'était il y a quelques années, quand l'archiprince célébra le même jour son anniversaire et le jubilé de son règne : la fête était sublime, et seules les personnalités de l'île étaient invitées.

A l'entrée, j'eus les plus grandes difficultés à faire comprendre au grand Chambellan Guigermo del Quinterc les raisons de ma venue en ces lieux. Il faut dire que j'avais perdu mon carton d'invitation, mais j'apportais au maître des lieux un présent d'une telle valeur que je fus enfin admis, quoiqu'avec un manque d'empressement à la limite de l'insultant.

Un personnage fort déplaisant, ce Guigermo, avec sa petite taille.,son crâne dégarnisses yeux scrutateurs et chafouins. Ajoutez à cela une manie fort déplaisante d'arborer des foulards de couleurs plus criardes les une que les autres, et vous aurez une assez bonne idée du personnage. Il cherche à acquérir une influence croissante au sein de l'élite de Gorode, mais son insuccès l'a rendu risible, aussi se réduit-il à importuner les voyageurs innocents. Il essaya d'ailleurs fort méchamment de me suivre et de me surveiller après mon entrée. Comme vous pouvez vous l'imaginer, j'usai alors de ma légendaire discrétion pour me faufiler entre les invités et échapper à son importune présence.
La fête était fort belle. Derrière l'estrade d'honneur, où étaient assis l'archiprince et sa famille, se trouvait la salle du trésor. Les présents qui y avaient été déposés formaient un ensemble scintillant à la lueur des chandelles, si faiblement gardé que la tentation eût été grande pour un voleur ou un aventurier de passage. Cependant, c'est par pure curiosité intellectuelle que je trompai la vigilance des gardes pour admirer les bijoux rares du trésor. Voilà comment j'opérai : par un coup d'aiguille bien placé, je rendis fou de douleur le basset de l'éminente duchesse de Saltus. L'animal prit la fuite, se perdit dans les jupes de la très honorable et corpulente Hélnette de Lagrâce, et finit par se prendre les pattes dans les lacets de son corset. Il s'ensuivit évidemment la plus grande confusion, et les gardes furent occupés, soit à aider ces dames à se remettre sur leurs pieds, soit à profiter du spectacle. Ingénieux, ne trouvez-vous pas ? Croyez-m'en, rien ne vaut une bonne diversion.

Quoiqu'il en soit, je visitai innocemment la salle du trésor lorsque reparut le Chambellan Guigermo, accompagné d'un garde qui l'assistait dans sa recherche de ma personne : jugez l'importance que l'on m'accordait ! Je fis alors valoir que je n'avais pas remis mon présent, et ma présentation à l'archiprince fut l'occasion d'une cérémonie tout à fait émouvante. Malheureusement, alors que le prince semblait déjà s'être pris de sympathie pour moi, notre échange fut interrompu par un méchant rustre qui prétendit que son ventastrolabe lui avait été dérobé. Comme si moi, j'avais pu offrir un objet volé pour gagner l'accès au Palais de Gorode. Ridicule ! Je ne pris d'ailleurs pas la peine d'écouter ces élucubrations et sortis du palais en toute hâte.

Attendez ! Où allez-vous, chers auditeurs ? Restez, vous allez manquer le meilleur de l'histoire !

- Hual Bouffeur d'Écume,
à l'université religieuse de Varnak
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Message  CHIREN le Ven 1 Juin - 13:53

VENDREST


"On dit de votre île qu 'il s'agit d'une démocratie, qu 'est-ce à dire, exactement ?
- C'que ça veut dire, mon p 'tit ami, c'est que chez nous, tout homme est libre de son destin. Il n'y a pas de naissance ou de cadeau divin qui tienne. Si t'es un gars futé et que tu te débrouilles pour gagner ta vie comme il faut, alors tu peux devenir Magistrat, Gouverneur et peut-être même Édile !
-Et comment fait-on ?
-Ha ça .... mon p'tit gars. ..il suffit d'être riche... très riche.
-Oh... Je vois.

Descendant de mon tabouret, je posai quelques pièces sur la table et laissai le vieux marin perdu dans les brumes houblonneuses de son rêve. En quittant la salle, je l'entendis fredonner le patriotique refrain de la Thyselloise."
- Hual Bouffeur d'Écume, "Vendrest ou la Décadence"

"Ce que tu ne peux pas avoir par la force, obtiens-le par l'argent." - Tyonne, Premier Édile



Riche et prospère, Vendrest est une île cosmopolite et ouverte sur le monde, une plaque tournante du commerce dans sa zone des Archipels. Elle dispose même de plusieurs dominions, des petites îles sous son emprise. Le climat y est agréable et la vie assez douce. Son histoire est assez ancienne et son peuplement varié. On y trouve en majorité des humains, ainsi que des halfelins et des demi-orques. L’île présente des reliefs variés, plaines fertiles, douces collines, forêts et même un petit massif montagneux.
Comme nous l'avons précisé dans l'introduction, Vendrest est située à quelque distance d'un grand continent. Des relations commerciales prospères se sont établies avec les différents royaumes côtiers. Le sens de l'échange des vendrestois leur a attiré de nombreux clients, et il y a fort à parier que même des royaumes en guerre traitent des contrats par l'intermédiaire de l'Île du Commerce.
Le système politique de Vendrest est en adéquation parfaite avec la mentalité de ses habitants. Ici, le régime est peut être ce qui se rapproche le plus d'une démocratie pour les Archipels. Le pouvoir politique appartient à une assemblée souveraine, qui est également la source de la Loi. Un système de magistratures, cooptées par les membres de cette assemblée, désigne les personnes qui seront plus spécifiquement en charge de l'administration de l'île et de son bon fonctionnement, l'assemblée étant bien trop nombreuses pour pouvoir prendre elle-même toutes les décisions.

Au quotidien, c'est donc le plus haut de ces magistrats, celui que l'on nomme l'Édile, qui s'occupe de la gestion des affaires de l'île. Il a en charge sa sécurité, son approvisionnement et sa diplomatie. Il est élu pour un an, renouvelable autant de fois que ses pairs l'en jugent digne. D'autres magistrats s'occupent par exemple de la Justice ou du Trésor.

N'importe quel résident de sexe masculin peut siéger à cette assemblée du moment qu'il est inscrit au grand registre du Cens c’est à dire qu’il paye suffisamment d'impôt. Sa race n'a d'ailleurs pas la moindre importance - les vendrestois croient fermement dans l'aspect inodore de l'argent. Il s'agit donc en réalité d'une ploutocratie, et seuls les plus riches habitants ont le destin de l'île en main. Toutefois, cela représente près de 3000 personnes, ce qui explique que l'assemblée soit rarement réunie au grand complet. Cela arrive en situation de crise, ou au minimum deux fois par an.

La République vendrestoise a un avantage géographique énorme. Son ellipse est courte, un peu moins de 2 ans, et sa vitesse est lente, ce qui en fait un point relativement fixe. Cet atout considérable a permis à Vendrest de se tailler une place de premier choix parmi les puissances commerciales. Velêne, la capitale de l'île est un grand port marchand où l'on peut acheter des produits variés en provenance de l'ensemble des Archipels. C'est sans conteste un des premiers marchés du luxe, de l'art et de matières précieuses de tout ordre : perles, cristal, joyaux, épices, la liste est longue. A Velêne, on peut trouver de tout quand on a la bourse bien garnie.
Mais la richesse de Vendrest ne s'arrête pas là, car la République a également depuis fort longtemps une autre passion, celle d'étendre ses idéaux démocratiques et libéralistes à ses voisines. Ainsi, au fil des années, pas moins de sept îles, de taille plus ou moins modestes, sont passées sous son contrôle, le plus beau fleuron de "l'empire" vendrestois étant Quandionne. Sur ses possessions, Vendrest maintient une présence plus ou moins forte, installant un gouverneur chargé de la représenter et de gérer la sécurité et les affaires locales. Dans la plupart des cas, la présence vendrestoise a eu tôt fait de faire évoluer les mentalités et d'entraîner la naissance d'une classe bourgeoise aisée qui a alors prit en mains lesdites affaires.
Le plus petit de ces dominions (sans doute pas beaucoup plus d'une vingtaine de kilomètre de diamètre), Ardoise, abrite environ quatre mille âmes. Elle exporte l'ardoise noire qui a donné son nom à l'île, et dont les notables de Velêne raffolent pour leur toiture. Ardoise est également connue pour l'étrange propension qu'ont ses boutiquiers à y faire crédit.
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Message  CHIREN le Lun 28 Nov - 17:20

QUANDIONNE


"Quandionne est composée d'une faune si particulière qu'on pourrait presque la qualifier d'humaine."
- Commentaire d'un bourgeois

"Amis voyageurs et marins, quand vous apercevrez Quandionne après un long et dangereux périple, vous saurez que vous êtes enfin en sécurité ! Même si vous n'avez pas la chance d'être face au Port de l'Entente, celui-là même où habite le gouverneur de Quandionne, quatre autres ports encerclent l'île afin que, quelle que soit la direction qui vous amène, vous puissiez poser enfin le pied sur terre après avoir affronté vents et marées.
Si votre bateau est un fameux trois-mâts ou un fier aigle des mers, dirigez-vous tout de suite vers la crique principale, qui vous amène devant les quais. Vous y trouverez des demi-orques toujours prêts à vous transbahuter votre cargaison en échange d'une petite pièce d'or, voire d'une tournée générale de bière de Kinshasra... Mais si vous possédez une embarcation plus modeste, ou que vous vouliez accoster plus discrètement, le labyrinthe formé par les embarcadères des cités lacustres feront également l'affaire.
Toutefois, si vous choisissez cette option, vous devrez surveiller votre bateau, et transporter vous-même le contenu de vos cales. Ne vous faites pas remarquer, les hommes de la capitainerie surveillent les allées et venues, et n 'apprécient pas trop les marins qui accostent sur les pontons sans se déclarer."
- Hual Bouffeur d'Écume, singeant le guide touristique bon marché du Port de l'Entente

Les îles se déplacent sans cesse sur le grand océan, mais Quandionne semble avoir une trajectoire qui tourne à peu près autour de Vendrest. Depuis longtemps, le gratin de Velêne effectue des retraites fréquentes dans les manoirs mis à leur disposition par le gouverneur Saurens, lui-même nommé à vie par l'Édile. La fréquence des passages permet aux navires de pouvoir, avec l'aide de bonnes vigies et quelques volatiles un peu doués, retrouver le chemin de cette île qui ne vit que pour être le carrefour d'échanges des Archipels.
Les nombreux insulogues qui viennent à Quandionne récupérer des informations se feront d'ailleurs une joie de se mettre à votre service le temps d'un voyage pour vous ramener sur l'île étoilée (enfin, en théorie).

L'Île Étoilée

Le surnom de Quandionne vient des cinq pics rocheux qui se dressaient autrefois fièrement sur le pourtour de l'île et attiraient l'attention des marins au large. Aujourd'hui, la roche a laissé place à des constructions de bois et de pierre, et les pics sont devenus des ports très fréquentés. L'intérieur jadis sauvage de l'île, composé de plaines herbeuses et de petites forêts, a été transpercé par des routes qui relient les ports et leurs marchés attenants les uns aux autres. Une seule partie de l'île n'a pu être transformée par la main de l'homme (et surtout sa magie) : de grandes falaises qui s'élèvent devant le port de l'Entente. La légende veut que les bourreaux emmenaient les prisonniers y faire leur dernier saut de l'ange en signe d'adieu à Quandionne. Le climat reste, île oblige, majoritairement océanique, mélangeant éclaircies et précipitations. Toutefois, des vents parcourent sans cesse l'île, parfois en brises agréables, parfois en violentes rafales qui ne manquent pas de déraciner quelques arbres au passage.
Peu d'agriculteurs, éleveurs ou paysans ont voulu s'installer sur l'île. La terre est pauvre, car très proche de la roche qui forme les soubassements de l'île. Les jachères sont nombreuses pour permettre au sol de retrouver son pouvoir nourricier. De plus, le vent saccage les récoltes les plus fragiles. Qu'ils travaillent pour se nourrir ou pour vendre, les cultivateurs ne sont jamais assurés de retirer quelque chose de leur travail. De manière générale, les gens qui viennent à Quandionne se sentent souvent aussi déracinés que les arbres. Hormis peut-être les membres de la famille Nerdel - les premiers colons vendrestois - qui se sentent un peu trop chez eux.
Quandionne se définit en premier lieu comme une zone de passage, une île qu'il est intéressant de connaître quand on vogue sur les mers et qu'on veut faire des affaires. Ses beautés n'intéressent pas les personnes de passage, qui viennent plutôt pour les rencontres et les contrats qu'on peut y faire. La concentration humaine se focalise autour des ports et des marchés avoisinants. Les routes, non gardées, sont peu sûres : les pirates et autres brigands en villégiature profitent de leurs jours de repos pour tendre des embuscades aux marchands qui font la navette d'un marché à l'autre. Heureusement pour les affaires, les guides de la famille Nerdel assurent la plupart du temps un voyage tranquille à ceux qui réclament leurs services. En effet, même les pirates n'ont pas envie de se mettre à dos les autorités de Vendrest.

Les Cinq Ports
Le port principal est celui de l'Entente, qui abrite la résidence du gouverneur de l'île. Pour les autres infrastructures portuaires, c'est la commanderie qui se charge d'assurer autorité et sécurité, même si le gouverneur a droit d'ingérence dans la politique des différents commandants. Celui-ci finance également les milices qui assurent un minimum de sécurité dans les entrepôts et les quartiers marchands. Les commandants personnalisent généralement l'ambiance et le type d'activités qui prédomine dans leur zone d'influence.
Les ports ont tous été construits "dans" de vieux pics rocheux, creusés autrefois par la puissante magie des prêtres de Laethia alliés aux Nerdel. A peu près la moitié des constructions se trouve dans ces plateaux rocheux, tandis que les constructions plus nouvelles se sont faites au niveau de l'océan.

Le Port de l'Entente
Sûrement un des plus tranquilles des cinq. Les pavillons de la flotte marchande de Vendrest dominent l'horizon. Les dockers vendrestois déchargent toute la journée des caisses, des amphores, des sacs de blé et de denrées sèches qui sont acheminés vers les lieux de dépôt. Le sérieux de Saurens, le Gouverneur de Quandionne, amène de nombreux bourgeois de Vendrest à espérer des marchés audacieux avec les autres factions présentes sur l'île. De leur côté, les autres forces en présence se font discrètes, souhaitant en premier lieu faire entendre leurs volontés au Gouverneur de l'île.

Le Port des Affamés

"Tu t'en doutes, cher lecteur, il n'est pas dans les habitudes de Hual de flirter avec l'illégalité. Cependant, mes augustes clients préfèrent au port de l'Entente le débarcadère plus authentique des affamés. Que voulez-vous, tout le monde n 'a pas la classe de votre serviteur."
- Hual Bouffeur d'Écume, "Mes Errances"

A la différence du port de l'Entente, qui est entouré de falaises, la vieille ville du port des Affamés est construite sur un plateau rocheux. Le reste des bâtiments est réparti entre les plages avoisinantes et la cité sur pilotis. Ces constructions doublent à peu près la surface habitée du port. Marchands, personnalités et figures importantes de Quandionne se paient de belles maisons de pierre blanche au cœur du vieux port, alors que les marins peu fortunés et les vagabonds qui traînent autour des docks ont bricolé des habitations de fortune sur les pontons avec quelques planches de bois. Certains investissent même des maisons inhabitées, oubliées dans les tentaculaires allées qui recouvrent la mer.
Dans les premières rues qui font face aux quais, tavernes et échoppes se dressent en rangs serrés pour accueillir les voyageurs fatigués et les marins pressés de faire la fête.
L'ambiance est toujours bonne et dégénère rarement, les habitués et les piliers de taverne s'arrangeant pour calmer les excités. Le soir, les femmes se font plus entreprenantes, les bourses se posent sur les tables et les jeux s'organisent. Les vieux loups de mer ont importé à Quandionne de nombreux jeux d'argent, mais les habitués de l'île jouent surtout à la Tempête, divertissement assez complexe qui laisse les étrangers interloqués tandis que les joueurs s'échangent des regards entendus.
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